Mali: L’Alcool, la drogue et le sexe en milieu scolaire

Aujourd’hui nul ne doute de la dégradation du système éducatif du pays. Les raisons que l’on évoque être à la base sont multiples. Pour d’autres la modernisation, l’arrivée de la culture occidentale qui est diamétralement opposée à la nôtre en est les principaux facteurs. Les commentaires vont de bon train. Certains parlent même de ¨cassure¨ .Pourtant l’éducation au sein de la famille malienne était une référence en matière de bonne conduite, mais hélas, chose contraire aujourd’hui, car elle est prise dans un tourbillon sans fin. L’alphabet qui devrait servir l’enfant à former un mot a changé de signification.

L’alcoolisme juvénile

Chose malheureusement très remarquable est que la vente de cigarettes et d’alcools est très loin d’être réglementée au Mali. Dans les pays de l’Europe, la vente de l’alcool et de la cigarette est formellement interdite aux moins de 18 ans. Ici en Afrique, plus particulièrement au Mali, on en trouve presque partout, dans les supermarchés, dans les boutiques et même avec les petits vendeurs à la sauvette et souvent même dans les écoles. L’alcool, la cigarette et la drogue coûtent moins que le kilo de riz.

Une cannette de bière coûte entre 500 et 800 francs CFA, et il n’est pas rare de voir du whisky vendu en détail dans des sachets plastiques au « rail da » de Bamako a 100 FCFA, un paquet de cigarettes coûte entre 400 et 700 FCFA soit trois tiges à 50 ou 100 FCFA. Le cas le plus récent se trouve dans le rap malien à travers certains de ses acteurs comme Mamadou Gassama alias Gaspi, qui, dans l’un de ses morceaux, fait en quelque sorte la promotion d’une bière connue sous le nom de « Hollandia » et il donne même le prix qui est à 600 FCFA. Dès lors ce fut la cannette de bière la plus consommée par la jeunesse malienne, parceque non seulement moins chère, mais aussi on la trouve partout et pour n’importe qui.

Dans le tourbillon de la came et des comprimés

La drogue se fume aujourd’hui dans les campus comme remontant pour certains pendant la période des examens. Pour ceux qui n’en ont pas les moyens pour s’en procurer, ils s’adonnent aux comprimés. Vu que les pharmacies par terre sont dans presque toutes les rues et tous les marchés, il est très facile d’avoir des comprimés comme le Tramadol. Donc c’est tout à fait logique si la « chose » prend un peu plus d’ampleurs chaque année.

Mais surtout dans un pays où l’éducation est devenue non seulement un problème au sein du tissu familial, mais aussi un problème national.
La jeunesse n’arrive pas à distinguer le vrai du faux lorsqu’elle regarde ses idoles à la télé, souvent en faisant la promotion d’une marque de bière, liqueur ou encore de cigarettes. Automatiquement elle voudra ressembler à ces derniers. Cette jeunesse désorientée et en perdition est presque oubliée par un État corrompu qui ne se soucie guère de l’éducation. Amadou Hampaté Bâ, dans l’une de ses citations, dit ceci : « Les vieillards regardent l’avenir, l’avenir regarde la jeunesse ».

Une génération canapé

Le sexe, on n’en parle même pas, les maisons closes poussent comme des champignons dans la capitale, mais aussi dans les régions qui abritent les sites d’orpaillage puisque la denrée pour ce marché très prisé ne manque pas. Nos sœurs venues des villages pour le travail d’aide-ménagères sont le potentiel pour l’alimentation de ce marché par les bars et hôtels dans la ville de Bamako. Et aussi une génération canapé dans nos lycées et universités du pays, c’est-à-dire les filles qui se donnent aux professeurs pour des notes, l’avenir risque d’être sombre avec ce fléau de NST (Notes Sexuellement Transmissibles), qui est un cancer qui gangrène nos écoles. Et aucune fille n’est à l’abri, du second cycle jusqu’à l’université en passant par les lycées.Et Dieu seul sait le nombre de celles qui ont vécu l’expérience de Nathalie Koah dont les bourreaux resteront toujours dans l’ombre avec la morale du Roman Polanski et sous la protection de leurs bics rouges. Généralement les filles qui s’adonnent à ces pratiques peinent à terminer leur cursus scolaire sans une grossesse non désirée. Et très souvent même mettent fin à leurs études et bon nombre de nos sœurs qui se croyaient malignes ont appris à leurs dépens.

 

Source: Maliactu.info

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