Déguedoumou, dans le cercle de Kaganba : Une histoire de concubinage se termine par 20 ans de prison pour la femme !

Elle se nomme Doussou Camara, née vers 1993 dans le cercle de Kaganba. Elle  était ménagère et domiciliée dans sa localité natale. Cette jeune de 27 ans, poursuivie pour « vol et incendie volontaire », a été condamnée à 20 ans de prison lors le jeudi. 

Selon la justice, tout est parti de la rupture entre Moussa Mabassouba et Doussou Camara en 2016 à Déguedoumou, dans la commune rurale de Kaniogo, cercle de Kaganba. À en croire les informations données par la justice, en 2016, les deux jeunes, Moussa Massouba et Doussou Camara se sont connus au site d’orpaillage de Déguedougou. Ils  s’étaient aimés, ont décidé de  vivre ensemble. Pour ce faire, ils  ont noué une relation de concubinage (vivre ensemble comme des mariés alors qu’il n’existe aucun lien de mariage) et ont passé de bons moments ensemble. Ensuite, ils ont décidé  de se marier. Après les fiançailles, la confiance a commencé à se briser entre les deux amoureux. Et la rupture a été consommée quand  Moussa Magassouba s’est senti trahi et trompé par sa fiancée Doussou qui souffrait d’une infection sexuelle. Ainsi, Moussa a  décidé de ne plus fréquenter son ex-fiancée. Ce qui fut son péché car son ex-fiancée ne le laissera pas vivre tranquillement. Jalouse, mécontente  et esseulée, Doussou a décidé, en date du  22 mars 2016, de mettre du feu dans la maisonnette occupée par son ex-fiancé qu’elle considère comme la prunelle de ses yeux,  Moussa Magassouba. Au-delà de la hutte de Moussa, l’incendie s’est immédiatement propagé sur celles des voisins. Par conséquent, tout a été consumé par le feu. Moussa et les voisins ont pu sortir sains et saufs. Mais le résultat était lamentable vu que d’importants dégâts matériels ont été enregistrés chez M.Magassouba et ses voisins. Pendant que des questions se posaient sur l’origine, voire sur la personne susceptible de commettre un tel fait dans le périmètre, les constats ont montré que Doussou avait saisi les premières occasions pour disparaitre juste après les faits. Pourtant, elle était logée chez une amie non loin de la hutte de  Moussa. Selon les informations, elle avait rejoint Bamako à travers une amie qui se nomme Djenné. Les renseignements attestent que Doussou a avoué le forfait quand elle a été jointe plus tard au téléphone par une amie, mais  refuse de se soumettre à l’action de la justice. Après de longs mois de recherches, Doussou a pu être appréhendée. Durant toutes les étapes de la procédure, l’inculpée a démenti les faits qui lui étaient reprochés. Dans une de ses interventions, Doussou fait croire que son concubin Moussa l’a, après les faits, aidée à s’enfuir pour pouvoir échapper à l’action de la justice. Dans certains témoignages, il ressort sans équivoque que l’auteur de l’incendie n’est ni plus ni moins Doussou. De la sorte, elle  a été poursuivie pour « vol et incendie volontaire ».Courant le jeudi 14 novembre 2019, la Cour d’assises de Bamako l’a condamnée par contumace (arrêt rendu en l’absence de l’inculpé), condamné à 20 ans de prison.

Mamadou Diarra

LE PAYS

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