Crime passionnel : Un jeune homme poignarde à mort son ami

L’amour rend fou. Deux amis en sont venus aux mains à Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako. La bagarre avait tourné en faveur du groupe d’amis venus cueillir le favori de la jeune fille chez lui à domicile. Ne se doutant de rien le jeunot Yaya Coulibaly s’est retrouvé en face de son concurrent qui convoite sa dulcinée. Ce dernier s’est retrouvé par terre. Il a fallu quelques bonnes secondes au perdant pour se rendre compte de ce qui s’était passé. Au moment précis où il guettait la moindre faille dans la défense de son vis-à vis, une prise lui avait ôté tout pouvoir de résistance ! Quelques âmes charitables l’aidaient à se relever.

Couvert de honte,  il n’osait plus regarder ces âmes charitables, tant son visage était tuméfié, sachant qu’il lui faudrait une revanche éclatante pour retrouver  un embryon de prestige à leurs yeux. Le jeune homme ne s’avouait pas pour autant vaincu. Il se retirait précipitamment  des lieux, mijotant un plan, un piège. Avec le concours de ses potes, ils attiraient la même nuit le vainqueur du duel dans une rue peu animée. Arrivés à sa hauteur, ils ont surgi des ténèbres, un d’entre eux était armé d’un couteau qu’il plantait dans son ventre, le retournait dans le sombre dessein de lui ôter subitement la vie. Le jeune s’est vidé de tout son sang et a rendu l’âme, sans avoir pu se défendre contre ses tueurs. L’effet de surprise aidant.

Son absence prolongée à la maison avait décidé un de ses camarades à se lancer à sa recherche. L’auteur du crime passionnel était encore sur les lieux du drame. A la vue de celui-ci, il a pris ses jambes au cou. Une course poursuite s’est engagée. Néanmoins, il a réussi à sauter par dessus le mur d’un ami, imité en cela par son poursuivant. Les occupants, qui n’avaient pas reçu la visite du sommeil, ont mis en avant leur « devoir de protection dû à un homme en détresse» pour justifier leur refus de lui livrer,  malgré les amples explications fournies. Finalement, le poursuivant s’est contenté d’appeler la police qui a embarqué et le meurtrier et les occupants qui  persistaient à faire obstruction aussi aux agents dans l’exercice de leur fonction. Dimanche, la victime fut enterrée.

Georges François Traoré

L’Informateur

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