C’est arrivé samedi dernier a la descente du pont Fahd : Deux femmes enceintes sauvées de justesse d’une voiture en flammes

Elles sont toutes deux enceintes de quelques mois et apportaient les victuailles aux invités d’un dîner de mariage au «Palais de la Culture» sis à Badalabougou. Tout allait bien jusqu’au moment où un conducteur de taxi se mit à leur niveau pour leur signaler que leur véhicule était en flammes.

pont Fahd fleuve fumee

Sapées comme deux princesses pour raison de mariage,  elles emportaient en effet le repas destiné aux autres fêtards évoluant au Palais de la Culture. Et c’est la dame Mariam NIAGATE  qui conduisait le véhicule en question, une Mercedes Classe A,  portant le numéro  AL  9019 MD. C’est à la descente du pont qu’un taximan qui avait visiblement peiné à les rejoindre, se mit à leur niveau et donna l’alerte. Leur véhicule a pris feu à l’arrière, leur annonçât-il ?

Et ce n’était pas faux ! Pis, les flammes se propageaient et commençaient d’ailleurs à attaquer le réservoir. Tout le monde le voyait sauf elles.

Une fois alertée, la conductrice parvint à garer le véhicule et elles s’y extirpèrent à pas de course. Elles n’eurent pas le temps de sauver les meubles, à savoir les sacs à main contenant leurs bijoux en or,  et non plus, les repas des convives du Palais de la Culture.

Fort heureusement ! On ne déplore aucun blessé. Mais tout l’engin fut carbonisé. Sa valeur marchande serait d’environ  7 millions de nos francs. C’est dire qu’il s’agissait d’une voiture luxueuse.

L’intervention rapide des sapeurs-pompiers permit certainement de contenir le mal dans le même espace. Quant à la police, elle s’acquitta convenablement de sa mission en maintenant les passants hors du danger et en les mobilisant pour retourner la désormais carcasse afin de noyer d’éventuelles sources d’incendie.

Le Commissaire divisionnaire  Sékou DIALLO du commissariat du 4ème  que nous avions approché a profité de l’occasion pour lancer un appel à tous les usagers : un véhicule en circulation doit impérativement avoir à son bord au moins un extincteur. Ce qui n’est pas le cas à Bamako, déplore-t-il. 7 millions F CFA partis en fumée à cause d’un défaut d’extincteur coutant moins de 5.000 F ! Quel gâchis !  Gâchis également pour les convives du Palais de la Culture.

Il faudra, en tout cas, pour les deux femmes, consulter les services médicaux appropriés afin de se rassurer sur  l’état  de leurs futurs bébés. Ce, au regard de la grande frayeur qu’elles ont connue et du sprint auquel elles se sont adonnés. Ça secoue forcément !

Adama DIARRA  JACKSON

Source: La Sentinelle

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