Bouky de Klédu agressé

Ce n’est pas pour rien que nous avons dit que le général-ministre Salif Traoré est le ministre de l’insécurité. Ah oui, à 100 pas de son bureau à l’ACI, on braque des gens. Aujourd’hui, l’insécurité à Bamako fait partie du quotidien des Maliens. À Bamako, c’est autre cas, car en plus de l’insécurité, il y a l’incivisme grandissant.

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Le chef des techniciens de Radio Klédu, le technicien-animateur Boubacar Diarra dit Bouky, a été agressé dans la nuit de dimanche à lundi par des jeunes au niveau du Garbal du quartier Sans fil. Bouky qui a fini son émission le dimanche nuit, a pris sa moto pour renter chez lui.

C’est au niveau du Garbal du Sans fil qu’un conducteur d’une Jakarta, sans phare, l’a renversé. Ensuite, il y a une discussion et c’est au cours de cette discussion que des jeunes, sans chercher à comprendre, ont agressé Bouky. Il a été admis à l’hôpital du Mali où il suit des traitements. Une plainte a été introduite au Tribunal de la commune II.

Le Mali doit s’assumer

«Le Mali doit prendre ses responsabilités afin de faciliter l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation. C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Mali. Pour lui, le gouvernement malien doit aller au-delà de l’adoption de lois et de mise en place de commissions, et se concentrer sur l’extension de son autorité sur l’ensemble du Mali.

Le gouvernement malien doit également mettre fin à tous liens à la fois publics et privés avec le Gatia, un groupe de milice armée qui ne contribue pas à ramener la paix dans le Nord du Mali». C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali le mardi 27 septembre, au cours d’une conférence de presse animée à l’ambassade des USA à Bamako.

Selon lui, personne ne fera quelque chose à la place des Maliens ; c’est le gouvernement malien qui doit prendre les devants et ne pas se comparer aux groupes armés. L’ambassadeur rame à contre courant de la pensée des Maliens, pour qui le Gatia est la solution pour aller à Kidal. Mais mieux, ce sont les masques qui tombent parce que la Cma, leur machin, n’a plus de force sur le terrain.

Tué froidement chez lui

Bachir Ould Afad n’est plus. La garde nationale est en deuil avec l’assassinat de Bachir et de son frère à Tombouctou. Bachir fut un défenseur de la Patrie. En 2012, il était parmi les premiers otages à Aguel Hoc, et ex-chauffeur du général Gamou. Depuis la libération, il est resté à Tombouctou et a rendu l’âme vers 18h, le  dimanche 25 septembre 2016.

Le second, c’est Moulaye Arby Ould Hamoudy. Tous deux sont ressortissants d’Araouane. Il était 18 heures quand des individus inconnus à bord d’une Toyota Pick-up avaient tiré sur l’adjudant Bachir  Ould Afad  de la garde nationale et son compagnon civil devant sa porte, au quartier Abaradjou situé au Nord de la ville.

Des enquêtes sont ouvertes, car les auteurs et le motif ne sont pas connus. Ce drame est survenu à 48 heures de la tentative d’assassinat de Moulaye Ahmed Reggani, responsable de la Plate-forme à Bamako. Dans quel monde nous vivons où l’âme de l’être humain est comparable à celle des oiseaux ?

Le pouvoir “transformateur” de la musique

Cette réflexion de Yaya Traoré sur les vertus de la musique en dit long. “Vieux Kanté a été le virtuose qui a fait naître le Kamalé ngoni au soleil du divin, Abou Diarra lui a donné une dimension extraterritoriale, faisant découvrir “aux mondes” inconnus de lui, ses splendeurs. La force du vivant est d’honorer le génie de la chaîne….J

e savourais Koko Dembélé quand Groundation a tapé à ma porte avec Upon The Bridge. J’ai compris pourquoi je suis rarement un homme déprimé, vivant plus de bonheur que de malheur avec la bénédiction du Soleil, ce père de nous. J’avais averti Simbo Seydou de se méfier de la psychanalyse, surtout celle d’un pays qui aime chasser ses démons jusqu’au tréfonds de l’inconscient. Quand le trauma est profond, on n’y va pas avec du scalpe. Je préfère m’enivrer de musique pour préserver mes droits au bonheur qui doivent dépendre de moi-même.

Quand on ne peut changer le Monde, il faut en rire. Les psychologues savent tout le gain thérapeutique et le bienfaisant du rire. Après Groundation, je suis parti réécouter “The Jazz Side Of reggae”. Ensuite, Sona Jobarteh, la virtuose gambienne de la Kora, qui rend hommage au Mali, surtout le Wassoulou. J’ai fini la petite ballade avec la Zimbabwéenne Chiwoniso (RIP) dans “Rebel woman” et “Matsotsi”.

Et certains n’ont pas encore compris pourquoi même pauvres, beaucoup d’artistes (arts divers) sont heureux, ils n’ont donc pas compris les mystères de l’art. Et Simbo, le psychanalyste ne pourra rien faire pour eux. Et point besoin, pour eux, d’aller réveiller Lacan… La musique transforme qui se laisse investir par ses ONDES. Je suis un possédé et je savoure mon bonheur enfoui…au fonds de l’âme, l’âme musicale? Oui, vous avez compris.”

Hep, Monsieur le voyageur !

Le ministère du Développement industriel, une création d’IBK et de son grand-frère Van Djan du Méguetan, n’a aucun contenu. Cela se comprend aisément avec les voyages et autres déplacements inutiles du titulaire de ce portefeuille dans le gouvernement.

À part le jour de sa prise de fonction, le ministre Mohamed Ali Ag Ibrahim n’a jamais passé une seule journée pleine dans son bureau. S’il n’est pas dans les usines et unités de fabrication d’huile et de savon, il est à l’étranger, pour faire comprendre à ses camarades que son rêve de devenir ministre au Mali s’est réalisé. Et pourtant, ce ministre entre deux avions, n’a pas encore formé son Cabinet.

En dehors des usines et de l’extérieur du pays, il va chez lui à Tombouctou, de façon voilée, pour voir ses parents, amis et proches, comme pour leur dire : faites des bénédictions pour moi. Mohamed Ali Ag Ibrahim, ministre du Développement industriel, est un ministre qui raffole des voyageurs. S’il continue comme ça, il risquerait de battre le record du président IBK qui en est à son 113ème voyage depuis le Gabon. Un bon début !

«Guichet automatique N°1»

De nos jours, beaucoup de relations amoureuses débutent sur les réseaux sociaux, les rencontres virtuelles. Et souvent, ça donne de très bonnes relations qui se concrétisent par des unions devant l’officier d’état civil. C’est sur facebook qu’on entend ‘’union libre’’ pour dire célibataire ; filles de joie, pour ne pas dire prostituées ou professionnels du sexe. Tout cela, parce que la plupart des causeries inbox sur facebook tournent autour du sexe.

C’est ainsi qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années a fait la connaissance d’une jeune dame sur facebook pendant des mois. Les deux jeunes ne se sont jamais rencontrés physiquement, mais le jeune homme répondait à toutes les demandes de sa ‘’bien-aimée’’ : cartes de recharge, envoi d’argent par Orange monnaie, Orange crédit…

Un jour, la jeune dame demande au jeune homme de venir chez elle, afin qu’ils puissent faire une sortie de balade et se connaître aussi. Le jeune répond à l’invitation. Après les salutations et présentation du jeune homme à ses frères et sœurs, la jeune dame donne la place à son amant dans leur cour. Elle lui laisse aussi son téléphone, pour aller prendre vite une douche, parce que les femmes ne sont jamais prêtes.

C’est en ce moment que notre don Juan essaye d’appeler la fille pour voir le nom qui apparaîtra sur l’écran. La surprise fut grande pour lui : il voit sa photo sur l’écran en haut et il est écrit : Guichet automatique N°1. Lui qui s’attendait à voir «BB, chéri, mon Chou, mon Trésor, mon Amour, a été surpris de voir Guichet automatique N°1». Le jeune homme, très déçu, quitte la maison sans dire mot à personne. Bon, il n’est «que» le Guichet automatique N°1, puisqu’il y a N°2 et aussi, et aussi…

Clap Ivoire

L’édition 2016 du Festival international de concours de films des jeunes réalisateurs de l’Afrique de l’Ouest dénommé “Clap Ivoire” s’est tenu du 5 au 11 septembre dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Plusieurs pays étaient présents à ce grand rendez-vous du cinéma. Comme lors des précédentes éditions, le Mali était bel et bien présent avec deux films (documentaire et fiction).

Il s’agit de la fiction “Dibi” de Mamadou Cissé et le documentaire “Les déchets plastiques” de Karim Koné. Après avoir visionné les différents films, le choix du jury s’est porté sur “Dibi” pour le deuxième prix fiction. “Les déchets plastiques” n’a pas été primé à Abidjan, mais se console avec son trophée qu’il a décroché au Festival du film environnemental de Guinée, juste avant de s’envoler pour Abidjan.

Histoire fortifiante

Un éléphant et une chienne tombèrent enceinte à la même période. Trois mois passèrent et la chienne donna naissance à six chiots. Trois mois plus tard, la chienne tomba encore enceinte : trois mois plus tard, elle donna naissance à une douzaine (12) de chiots et le cycle continua ainsi.

Au 18ème mois, la chienne s’approcha de l’éléphant pour lui demander : ”Ma chère, es-tu sûre d’être enceinte ? Nous sommes tombées enceintes à la même période et j’ai donné naissance trois fois à une douzaine de chiots, qui sont maintenant de grands chiens, mais toi, tu es toujours enceinte. Qu’est-ce qui se passe?”. L’éléphant répliqua : “Il y a quelque chose que je veux que tu comprennes.

Ce que je porte n’est pas un chiot, mais un éléphant ; je donne naissance à un éléphant tous les deux ans.  Quand mon bébé touche la terre, la terre doit trembler. Quand mon bébé traverse la route, les êtres humains s’arrêtent pour l’admirer.

Sache-le bien dans ta tête de chienne : ce que je porte vient au monde pour attirer l’attention ; n’oublie jamais que ce que je porte est puissant et grandiose ; voilà pourquoi ça prend du temps. Leçon spirituelle. Ne perdez pas espoir quand d’autres reçoivent la réponse à leurs prières. Ne soyez pas envieux des autres et de leurs témoignages.

Sourire pour les femmes victimes

La Minusma continue avec ses actions à l’endroit des victimes de la crise. Plusieurs initiatives, visant l’appui aux populations vulnérables et particulièrement les femmes, ont été réalisées dans plusieurs localités du Nord du Mali par les autorités locales, avec le soutien de la Minusma. C’est dans ce cadre qu’un projet de réhabilitation de la Maison de la femme de Goundam a été porté par la Mairie de cette localité et soutenu par le bureau régional de la Minusma à Tombouctou.

Aussi, en vue de soutenir cette initiative, le bureau des droits de l’homme à Tombouctou a envisagé la mise en œuvre d’un projet d’autonomisation en faveur des femmes victimes de Goundam, en s’inscrivant dans la continuité de l’action de la mairie de Goundam. Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam, et Guillaume Ngefa, Directeur du Bureau des droits de l’homme ont fait le déplacement pour la circonstance.

Place aux Semaines régionales

Après le lancement de la Biennale spéciale le 21 septembre 2016 à Bamako, chaque région doit organiser les phases régionales de la Biennale dans leurs différentes localités. C’est pourquoi, dans chaque région, il y a actuellement les lancements de Semaines régionales. Une manière de réunir les différents cercles de chaque région dans les capitales régionales pour les présélections, en vue de la Biennale à Bamako. Kayes et Tombouctou ont déjà effectué leur lancement de Semaines régionales.

Jamais, Tombouctou n’a connu une ouverture officielle de la Semaine régionale artistique et culturelle. Les populations n’ont pas répondu à l’appel. Les raisons sont toutes simples : la mauvaise organisation et les acteurs mobilisateurs n’ont pas été associés. On  craint que la salle ne soit réservée uniquement aux artistes. Pas de banderoles, ni de pancartes pour identifier les cercles.

La place Sankoré est nostalgique. Après les phases régionales, il y aura la formation des troupes régionales qui viendront compétir à Bamako lors de la phase nationale qui est la Biennale même. Mais, au niveau régional, ce sont les meilleurs dans les disciplines qui seront retenus pour représenter les régions. Bamako même va organiser sa phase régionale entre les 6 communes du District.

Source: Le Reporter

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