Attaque à mains armées : La présidente de Wildaf/Mali échappe de justesse à la mort

Le samedi 25 mai dernier, le quartier Missabougou en commune VI du district de Bamako, a été le théâtre d’un acte rocambolesque. La présidente du Wildaf/Mali, Madame Bouaré Bintou Founé Samaké, une habitante dudit quartier, en voulant secourir une femme et ses deux enfants, a été attaquée par Bambo Sissoko. N’eût été l’intervention des jeunes de la localité, ce criminel allait tirer à bout portant sur elle. Malheureusement, Bambo Sissoko et sa bande au nombre de dix loubards ont réussi à prendre la tangente, le seul parmi eux qui a été arrêté et conduit au commissariat du 13ème arrondissement de Yirimadio, a été libéré par la police sur l’intervention d’un gendarme, aux dires des agents de ce commissariat. Pourtant, il devrait être transféré au tribunal de la CVI, le lundi 27 mai 2013. Quel paradoxe !Cambrioleur vol

Les faits : Tout est parti d’un litige foncier (devenu monnaie courante à Missabougou) qui opposait le nommé Moussa Sissoko, plombier  et mari d’une cliente de Wildaf/Mali, Mme Sissoko Aïché Coulibaly, à Bambo Sissoko un Malien de France. Après jugement à la faveur de Moussa et son épouse au tribunal administratif et au tribunal de la commune VI ainsi qu’à la cour d’appel de Bamako, Bambo refuse de se plier à la décision de la justice.

 

Mécontent de n’avoir pas pu obtenir satisfaction devant les juridictions, Bambo s’est transporté le samedi 25 Mai 2013,  entre 9h et 10h au  domicile  de Moussa Sissoko, accompagné de dix ‘’gros bras’’ avec en mains, quatre bidons de 4 litres remplis d’essences. Il était absent mais son épouse s’y trouvait. Ainsi, Bambo Sissoko donna l’ordre à ses dix gros bras de démonter les tôles, les portes et les fenêtres. Ensuite, donna l’ordre de détruire les meubles et incendier toute la maison.

 

Embrouillée par peur, Mme Aïché qui était en train de faire sa cuisine, entourée par ses deux enfants,  supplia Bambo, le commanditaire d’attendre que son mari Moussa soit de retour. Fou de rage, Bambo a donné une fois de plus l’ordre de détruire et d’incendier la maison. Et tout de suite, les gros bras sont montés sur le toit, ont commencé a enlevé toutes feuilles de tôles, les portes, les fenêtres. Ils ont saccagé les lits, les armoires, ainsi que la petite boutique d’Aïché se trouvant  au dehors.

 

En voulant un soutien, Aïché a couru dans le quartier pour chercher de l’aide. C’est ainsi qu’elle a été chez la présidente de Wildaf/Mali, une voisine de quartier et aussi responsable d’une ONG de défense des droits des femmes.  Venue au secours, cette dernière a intervenue en demandant à Bambo  s’il a une autorisation. Il s’est mis a hurlé en disant qu’il n’a pas d’autorisation et qu’il se fout de la justice et de ses documents. Après une chaude discussion, la présidente de Wildaf/Mali a crié pour alerter tout le quartier de Missabougou en disant qu’il n’a aucun document. Bambo, le soi-disant Malien de France, a voulu régler le compte à Mme Bouaré Bintou Founé Samaké en sa façon, puisqu’elle a alerté tout le monde.  Il est tout de suite rentré dans son véhicule pour se munir d’un pistolet et voulut tirer sur cette battante au service des femmes. Cela a coïncidé avec la sortie des jeunes en grand nombre. Les hommes présents sur le lieu se sont jetés sur lui, en le dépossédant de son arme.

 

Par coup de chance, la présidente de Wildaf/Mali  a été sauvée, car le bandit n’a pas pu tirer. Il est parti à toute vitesse au bord de son véhicule de marque   « Mercedes ». Les gros bras voyant que Bambo a fui, ont  aussi détalé. Par malheur, un des gros bras a été appréhendé par la police de Yirimadio qui est venue sur les lieux suite aux appels téléphoniques. Arrivées au commissariat du 13ème  arrondissement,  les deux parties ont été entendues. Celui qui a été appréhendé, sous le feu de l’interrogatoire, il a reconnu avoir exécuté l’ordre  de  Bambo Sissoko relatif à la destruction des meubles, l’enlèvement des tôles et être en possession d’un  bidon de quatre litres d’essence. L’inspecteur de police qui était de garde a affirmé qu’il va le garder et que dès le lundi 27 mai 2013, le dossier sera au niveau du tribunal. Mais à la grande surprise des victimes, celui qui a été appréhendé et placé en garde a vue a été libéré sur demande d’un  gendarme, selon des agents de police. Et Bambo  le commanditaire des faits reste introuvable. Ha ! Quelle justice … ?

 

Les plus hautes autorités du pays sont interpellés à ce que justice soit faite, aussi que le commissariat 13ème apporte des arguments solide pour se justifier par rapport à cette affaire.

 

La question qui brûle les lèvres des habitants de Missabougou est de savoir, qui est ce fameux Bambo Sissoko en premier lieu a contesté une décision de justice et ensuite semé la trouble dans tout un quartier en menaçant de mort les innocents, détruisant les biens d’autrui. La population demande à ce que la main soit portée sur ce Bambo qui était l’acteur principal du film dont les habitants de Missabougou ont eu droit à visionner sous une panique.    

A suivre

Mariétou Konaté

Source: L’Annonceur

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