Association des veuves de militaires à Kalabancoro : La fausse veuve, Dicko Issa Touré arnaque les généreux donateurs

Suite à la crise multidimensionnelle que notre pays a connue, plusieurs associations de veuves et orphelins de nos pauvres soldats ont vu le jour. Aujourd’hui, force est de reconnaître que des personnes malintentionnées se font passer pour des veuves et arnaquent les partenaires qui souhaiteraient aider ces pauvres veuves.

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Le feuilleton dont nous allons vous livrer dépasse tout commentaire. La dame Dicko Issa Touré avait dans sa valise le récépissé d’une association dénommée « Association des femmes veuves de l’armée ». Après son déménagement à Kalabancoro, elle a mis son association sur orbite pour chercher des fonds auprès des personnes de bonne volonté au nom des veuves et orphelins de nos braves soldats tombés sous les balles des barbares de tout acabit, surtout à un moment où cette question retient toutes les attentions. Alors qu’en réalité, elle ne pense qu’à son propre bien-être sur le dos des pauvres.

Selon des sources proches de l’association, la présidente, Aïssata Dicko Issa Touré, n’a jamais été veuve. Car, elle est dans un lien de mariage d’une vingtaine d’années avec un adjudant de la gendarmerie, Souleymane  Diamoutèné, en service à Bandiagara. Malgré cette évidence, gagnée par l’appât du gain facile,  elle a pu se procurer d’un faux certificat de décès d’un militaire décédé dans les années 1980 qu’elle brandit comme laissez-passer auprès des généreux donateurs. Profitant de la sensibilité de la cause des membres, les vraies veuves, pour démarcher plusieurs organisations et institutions de bienfaisance comme Qatar charity, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le cabinet de la Première dame du Mali et quelques opérateurs économiques de la place. Ces organismes et personnalités qui accordent une oreille attentive aux doléances de cette association n’hésitent pas à mettre la main à la poche.

Pis, spécialisée dans la mise en scène, elle stimule des pleures devant les partenaires et sur les ondes de certaines radios dans le seul dessein de toucher la sensibilité des personnes acquises pour la cause des plus démunis. C’est ainsi qu’en octobre 2015, l’opérateur économique, Diadié Sangaré s’est proposé de payer les frais de scolarité des enfants de famille démunis de l’association. Cela fut une véritable manne pour la fausse veuve, car pour maximiser ses profits, elle a fait le transfèrement de certains enfants de l’école publique Mamadou Kounta de Kalabancoro pour les inscrire dans des établissements privés du même quartier. « Elle a fait transférer mes enfants de l’école publique pour les inscrire à l’école Toumani Sissiko. Après, elle n’a payé qu’un seul mois de scolarité. En fin d’année mes enfants étaient dans une situation d’impayé. Ils risquaient même d’être renvoyés n’eut été l’indulgence du directeur de cet établissement ».

À notre passage dans les différents établissements concernés, le constat est alarmant, plusieurs enfants transférés par Dicko Issa Touré risquent d’être renvoyés pour non-paiement. Alors que selon nos sources, le généreux donateur a pris en charge la totalité de la scolarité (neuf mois). Depuis, les membres de cette association se plaignent de la gestion des dons et autres soutiens que les partenaires et autres bonnes volontés donnent en leur nom. En effet, cette association qui a été créée dans l’objectif de venir en aide aux femmes et orphelins de nos soldats tombés sur le champ de l’honneur est loin d’être une organisation œuvrant pour le bien-être de ses membres.

À en croire, un membre de l’association ayant requis l’anonymat, la plupart des dons au profit des membres démunis que Dicko récolte est utilisé à d’autres fins. Et de poursuivre que la présidente et son secrétaire confisquent la totalité des aides accordées. « La présidente évolue dans l’illégalité totale, elle prend des dons au nom des femmes veuves de l’armée alors qu’elle n’a jamais été veuve. Cette association est un moyen pour elle de s’enrichir », a conclu notre source.

À suivre

Mama Paga

Source: Le Pays
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