Face à la négligence de l’État de la crise scolaire, la Révolution de ‘‘Mars 91 bis’’ est-elle en gestation?

N’ayant aucune de leurs progénitures  qui étudie au Mali, du moins dans les écoles publiques, les autorités maliennes font sourde oreille face à la fermeture des classes à l’intérieur du pays. Les syndicats des enseignants de l’État sont laissés pour compte. Aucun dialogue digne du nom n’est engagé du côté des Gouvernants. Leurs revendications sont jetées aux oubliettes. Inutile de dire qu’il n’existe plus d’avenir pour les élèves.

Présentement, ces syndicats sont en grève de plus de 200 heures pour se faire entendre. Mais, malgré tout, le Régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta reste indifférent. Face à ce comportement irresponsable, les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes sont montés au front. Avant-hier, mercredi 23 courant, à Kayes, première Région administrative et économique du Mali, les populations ont tenu une marche de protestation pour manifester contre l’attitude irresponsable et éhontée  du Gouvernement du «Hérisson».

À cet effet, les femmes de la cité des rails ont pris d’assaut les devantures du Conseil de Cercle de Kayes. Elles disent ne plus croiser les bras face à la dégradation de l’avenir de leurs enfants. Elles disent non à la paralysie de l’école sévissant dans la Région depuis plusieurs mois. Hier, jeudi 24 janvier 2019, c’était le tour des Habitants de la ville de Sikasso, la troisième Région économique du Mali, d’agir avec la dernière rigueur.

Selon nos informations, des élèves des écoles publiques sont sortis pour manifester leur colère tout en s’attaquant à l’Académie et aux écoles privées. Nos sources parlent des jets de pierres contre des gaz lacrymogènes des policiers. Car, les manifestants ont été craints par les forces de l’ordre. «Pas de cours dans les écoles privées sans solutions dans les établissements publics», tel est le mot d’ordre  des manifestants dans la ville de Sikasso.

À l’allure où va cette crise scolaire, elle risque de gangréner toutes les grandes villes du pays. Au-delà du problème de l’école, les autorités doivent comprendre que c’est le début d’un « Mars 91 » bis, d’une véritable Révolution en passe de se généraliser à travers toutes les grandes villes de l’intérieur. C’est dire que le Peuple fait désormais recourt  à des contestations populaires pour se faire entendre. Affaire à suivre !

Le Fouineur

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