Plantation d’arbres sur un ancien site d’orpaillage traditionnel dans la commune urbaine de Karan (cercle de Kangaba) Une réponse de base communautaire aux impacts négatifs du changement climatique sur l’environnement

L’orpaillage fait subir à l’environnement des dégâts irréversibles, à travers notamment le déboisement, la destruction du couvert végétal et des sols. C’est ainsi que la Mairie de Karan, en collaboration avec l’ONG Association Solidarité pour le développement Plus (ASSO+) a réalisé 2 100 plants sur une superficie de 3 ha sur un ancien site d’orpaillage abandonné depuis 2016. Ce, pour protéger l’environnement.

 

La réparation d’un ancien site d’orpaillage et l’amélioration du couvert végétal constituent indubitablement une réponse de base communautaire aux impacts négatifs du changement climatique sur l’environnement, les animaux et les populations.

Cet espace, qui sera réhabilité par des mesures d’atténuation et de compensation des sols dégradés grâce à l’action humaine, sera désormais protégé contre les agressions sauvages de l’orpaillage et les coupes de bois, a déclaré le maire de la commune urbaine de Karan, Djibril Naman Keïta. « Nous veillerons à ce qu’il offre un cadre de vie agréable où il ne saurait tarder à émerger une faune telle que fut jadis notre environnement, il y a de cela des siècles« , a-t-il promis.

Pour relever ce défi, dit-il, la commune adoptera des modes de gestion durable des ressources naturelles par la création de jardins écologiques sur les anciens sites d’orpaillage traditionnels après leur aménagement. Ainsi, les pertes de bovins ou ovins dans les puits seront réduites, de même que des moyens d’existence des communautés seront créés.

Dans cette perspective d’accroissement de couvert végétal  » nous sollicitons avec véhémence la transformation de nos massifs (Manan 1 et Manan 2) en forêts classées et l’installation d’un poste forestier à Karan« . Et de conclure qu’une étude réalisée en 2001 sur le cercle de Kangaba fait ressortir que 20% des sols nus ou encore des chantiers orphelins, c’est à dire des sols sans végétation, sont liés aux activités d’orpaillage dans la zone.

Pour sa part, le Secrétaire exécutif de l’ONG ASSO+, Moussa Fodé Traoré a informé que ce n’est pas leur première fois de planter des arbres à Karan. D’après lui, après l’extraction de l’or, il est bon de planter des arbres pour protéger l’environnement afin que nos progénitures bénéficient des espaces propices.

De son côté, le président de la Coordination des Jeunes du Mandé, Sékou Keïta a beaucoup insisté sur la protection des arbres plantés. Avant de conseiller aux populations de ne pas s’adonner à la coupe abusive du bois.

Quant au Secrétaire général des jeunes du Karan, Boubacar Keïta, il a promis qu’un suivi régulier sera fait à ces arbres plantés pour le bonheur des populations.

Falé  COULIBALY

Source: l’Indépendant

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