Ozone-Mali : ABANDON DU PROJET DE GREVE

societe Ozone ramassage ordure assainissement dechet balayage salubriteSuite aux retards dans le paiement des décomptes de prestation que la mairie du district doit à Ozone-Mali, les travailleurs de cette société menaçaient depuis un certain temps de déclencher un deuxième mouvement de grève pour réclamer le paiement de leurs propres arriérés de salaire.
Après moult sensibilisations ponctuées de tractations entre le ministère de la Décentralisation et de la Réforme de l’État, la mairie du district et Ozone-Mali, les travailleurs ont décidé de surseoir à leur débrayage.
Il faut rappeler que la société Ozone-Mali est liée à la mairie du district par une convention de gestion déléguée de service de propreté de la ville de Bamako. Cette convention date du 25 septembre 2014.
Au cours des négociations, le directeur général d’Ozone Mali, Adil Guissi, a attiré l’attention du ministère de la Décentralisation et de la Réforme de l’État sur les difficultés que sa société rencontre depuis le démarrage des activités au mois de février dernier, pour se faire régler les décomptes des prestations effectuée dans le cadre de la convention de gestion déléguée des services de propreté de la ville de Bamako.
Il a expliqué à cet effet que, jusqu’à présent, la première facture d’un montant de 2.739.591.325,98 Fcfa n’est pas encore apurée en totalité. Sur un mandat de 2 milliards de Fcfa, 1,5 milliard de Fcfa ont été payés, les 500 millions de Fcfa restants ont fait objet de prélèvement de la TVA à la source alors que Ozone-Mali est déclarée auprès des impôts et est à jour vis-à-vis de la fiscalité. Il faut noter que les décomptes n° 02 et n° 03 respectivement d’un montant de 2.291.417.150 Fcfa et de 1.519.190.605,87 Fcfa ne sont pas encore traités. Ce qui donne un impressionnant cumul d’impayés de plus de 5 milliards Fcfa. « Cette situation est préjudiciable à la qualité et au bon fonctionnement du service. Malgré tout Ozone-Mali montre sa disponibilité pour une exécution correcte de sa mission de salubrité de la ville de Bamako », souligne Adil Guissi.
Le directeur des exploitations urbaines d’Ozone-Mali Adama Koné estime que sa société a été victime des effets démobilisateurs du premier mouvement de grève. Le succès d’Ozone-Mali, soutient-il, n’arrange ni les Groupements d’intérêt économique ni les Associations d’assainissement très nombreux dans la capitale. « Avec un salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de plus de 47.000 Fcfa, Ozone-Mali paie bien ses agents », souligne-t-il.
Pour faciliter le travail d’Ozone-Mali, le directeur des exploitations recommande aux populations de s’abonner à la collecte des déchets, de rendre leur milieu propre et de faciliter le travail d’évacuation des déchets.
S. DOUMBIA

source : Essor

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