Les OSC du secteur Eau et Assainissement dénoncent l’indifférence de l’Etat face à la meilleure gestion des déchets liquides.

La Coalition Nationale de la Campagne Internationale Pour  l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA) avec l’appui d’IRC, a organisé une conférence de presse à la Maison du Partenariat-Angers ce 09 juillet 2019 sur l’accélération de la mise en œuvre du Schéma Directeur d’Assainissement de Bamako (SDAB) suite à l’indifférence et le manque de volonté de l’Etat depuis 3 ans.

 

Au Mali, l’accès à l’assainissement liquide (eaux usées et excrétas) représente une problématique majeure, c’est l’une des raisons pour laquelle notre pays a souscrit aux Objectifs du Développement Durable (ODD) visant un accès universel et durable à l’eau et à l’assainissement. Et pour réaffirmer sa volonté politique, le gouvernement malien a inscrit l’assainissement comme l’une de ses priorités dans le Cadre Stratégique pour la Relance Économique et le Développement Durable (CREDD 2019-2023) adopté en Mai 2019.

Cependant le Schéma Directeur pour l’Assainissement de Bamako SDAB adopté depuis 2016 et estimé à un coût de 960 milliards de F CFA n’a connu aucun progrès. Le gouvernement n’a entrepris aucune décision concernant sa mise en œuvre alors que nous sommes confrontés à un sérieux problème d’assainissement dans la ville de Bamako.

Pour le Président du CN-CIEPA, Dounantié DAO cette inaction est dû au manque de financement, l’absence de sites de réalisations des infrastructures, la faible promotion du SDAB auprès des acteurs, le faible niveau d’implication des catégories d’acteurs, la faiblesses institutionnelle des acteurs et l’insuffisance de volonté politiques en termes de financement de la filière assainissement.

Il faut rappeler que le SDAB prévoit la réalisation de la mise en place d’un réseau de collecte et de transfert de 3000 km, la réalisation de quatre stations de traitement des Eaux Résiduaires Urbaines, la réalisation de deux Stations de Traitement des Boues de Vidange dont une sur chaque rive ainsi que la réalisation de deux sites de Traitement des Eaux Résiduaires Urbaines principales à Tienfala et Sabalibougou courani.

Le site de Tienfala est convoité par des prédateurs fonciers pour des fins personnels selon M. Dounantié DAO “. Si on ne fait rien, nous n’allons pas trouver de site digne de ce nom pour la réalisation du SDAB alors que le problème d’assainissement est un vieux serpent de mer. Si on ne trouve pas de solution, on aura des gros problèmes.”

L’Etat a déjà perdu 36 milliards pour le financement du secteur Eau et Assainissement de la part des partenaires. “Nous n’allons pas laisser les mêmes causes produir les mêmes effets. Le gouvernement est dans une chose et son contraire. On ne peut pas élaborer un si précieux projet et le laisser dormir dans le tiroir. Il faut que les acteurs concernés de la société civile se mobilisent pour l’accélération de la mise en œuvre du SDAB. ” dixit Dounantié DAO.

 

AFANOU KADIA DOUMBIA Stagiaire

Malijet

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