Le ministre de l’Environnement, Housseini Amion Guindo, lors de sa visite au Parc National de Bamako ” Nous serons encore plus regardants pour aider le parc national à être entièrement autonome”

En vue d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur de l’Environnement et de l’Assainissement dans notre pays, le ministre chargé du secteur, Housseini Amion Guindo, accompagné par les membres de son cabinet, le Directeur national des Eaux et Forêts, Mamadou Gakou, s’est rendu, le week-end dernier, au Parc national de Bamako.

 

Pour la circonstance, il a, tour à tour, visité la salle de Sports d’une capacité de 100 personnes, la scène de plein air de 500 places, le jardin médicinal réservé aux espèces ayant une valeur médicamenteuse, la nouvelle salle de conférence de 300 places, prévue pour les forums et autres activités, le restaurant  »Balasoko », tous situés dans le Parc botanique.

Le ministre Housseini Amion Guindo a salué les efforts déployés par les responsables du Parc national. « Nous félicitons les responsables du Parc pour le bon travail qui est fait. Ce Parc est d’abord l’expression du partenariat public-privé bien réussi, qui emploie beaucoup de Maliens. Au départ, le Parc connaissait un déficit parce que le rythme normal de fréquentations pour avoir la rentabilité nécessaire n’avait pas été atteint. Mais à partir de cette année, les comptes sont en train de s’équilibrer grâce à l’augmentation du niveau de fréquentation« .

Et d’ajouter qu’en 2020, l’équilibre sera atteint pour permettre au Parc de se prendre entièrement en charge. L’Etat apporte une subvention annuelle pour accompagner juste les efforts qui sont déployés par les responsables du parc.  » Nous serons encore plus regardants pour aider le parc national à être entièrement autonome« , a-t-il conclu.

Sur place, le ministre Guindo a instruit son Chef de cabinet de délocaliser désormais les cérémonies de son département dans la nouvelle salle de conférence du Parc national de Bamako.

Le représentant diplomatique du Réseau Aga Kan en Afrique de l’Ouest, Ferdic Nandjee, a remercié le ministre de l’Environnement pour son accompagnement à travers une subvention pour l’alimentation des animaux.

Selon lui, dans le cadre du partenariat public-privé, le Réseau Aga Khan développement, a décidé de financer le déficit du Parc national.  » On se donne en général, pour les parcs dans le monde, cinq ans de déficit, après on arrive à l’équilibre. Pour le Mali, ça a été un peu long mais on est en train de voir le bout du tunnel. Nous ne voulons pas faire appel à l’Etat pour financer le déficit. Cette année, on va améliorer les résultats financiers. L’année prochaine, si tout va bien, on sera autonome. Si on est excédentaire, l’excédent sera investi dans le Parc pour améliorer ses conditions, on ne distribue pas de dividendes« , a-t-il ajouté.

La visite du ministre s’est achevée au Zoo, où il s’est enquis de l’état de santé de certains animaux.

Yaya KANITAO

Source: l’Indépendant

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