Forum de Bamako sur la conservation de la nature et le changement climatique : DANS L’ANTICHAMBRE DE DEUX GRANDS RENDEZ-VOUS MONDIAUX


keita aminata maiga premiere dame epouse president ousmane kone ministre environnement assainissement developpement journee forum conference changement climatiqueLa rencontre de Bamako permettra aux pays d’Afrique de l’ouest et du centre de mieux préparer leur participation au Congrès mondial sur la nature et à l’imminente COP21

Des acteurs africains de la conservation de la nature sont réunis en ce moment à Bamako. Il s’agit du 2è forum régional de la conservation de la nature en Afrique de l’ouest et du centre. La rencontre s’est ouverte hier au Centre international des conférences de Bamako. « Conservation de la biodiversité et lutte contre les changements climatiques : sources de progrès, de stabilité et de développement durable en Afrique centrale et occidentale », ainsi est intitulé le thème du forum.
La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par l’épouse du chef de l’État et marraine de l’événement, Mme Keïta Aminata Maïga. Plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Ousmane Koné, y ont assisté. La directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Mme Inger Andersen, le président de la même organisation, Zhang Xinsheng, et plusieurs autres personnalités participent à ce forum organisé par l’UICN en partenariat avec le ministère en charge de l’Environnement, la Fondation Ford, le Programme régional marin et côtier et le Programme Conservation des forêts.
Près de 300 acteurs de la conservation venant de 25 pays du continent prennent part à ce rendez-vous de Bamako qui va durer 4 jours. Ils vont partager des connaissances et expériences récentes sur les développements scientifiques, les politiques et pratiques en matière de conservation et d’utilisation durable des ressources naturelles en Afrique de l’ouest et du centre.
Le forum est organisé tous les quatre ans à l’approche du Congrès mondial sur la nature. A ce titre, la rencontre constitue une plateforme pour discuter à une large échelle des problèmes environnementaux de l’heure et surtout des opportunités de synergies d’actions afin d’influencer et aider les acteurs gouvernementaux et la société civile à y apporter les réponses les plus appropriées. Le forum identifiera les principaux problèmes de la conservation et de l’utilisation durable des ressources naturelles et donnera une grande visibilité à la position de l’Afrique lors de la COP21 et du Congrès mondial de la nature.
Les participants partageront aussi les expériences réussies en matière de réponse aux défis environnementaux. A l’issue de la rencontre, les propositions d’axes d’intervention du programme régional 2017-2020 seront améliorées et les mécanismes de sa mise en œuvre identifiés.
Les travaux sont organisé autour de 8 sessions portant sur des thèmes d’actualité comme les politiques et stratégies de conservation de la biodiversité, l’économie verte, la résilience des communautés et l’adaptation au changement climatique, les sources de financement des projets sur le changement climatique et les conditions d’accès.

DES COMMUNAUTES PLUS VULNERABLES. Pour Isaac Moussa, le président du comité régional de l’UICN, cette 2è édition du forum donnera l’occasion de s’assurer d’un échange de savoir-faire, d’expériences sur les grands défis de la conservation des ressources naturelles auxquels fait face notre région.
Mamadou Karama, le secrétaire exécutif AGEREF, a pour sa part précisé que les participants montreront leur savoir-faire tout en rappelant que la transparence, la collaboration entre les parties prenantes et la responsabilité dans la gestion des ressources naturelles sont les ingrédients indispensables pour assurer une gestion adaptée et atteindre ainsi les objectifs de conservation de la nature.
Le ministre Ousmane Koné a rappelé que notre pays est signataire de plusieurs conventions et accords pour faire aux défis du changement climatique. L’ampleur des défis a incité le gouvernement à construire avec ses partenaires une coalition autour de la gestion durable des terres (GDT) en installant une équipe technique intersectorielle. D’autres initiatives visant à relever ces défis environnementaux auxquels notre pays est confronté ont également été entreprises. La rencontre de Bamako est, selon le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, une opportunité pour notre pays d’acquérir d’autres expériences et stratégies afin de relever ces défis environnementaux. Elle permettra surtout au Mali de bien préparer sa présence au Congrès mondial de la nature prévu à Hawaï (États-Unis) en septembre 2016.
L’épouse du chef de l’État a salué cette initiative de l’UICN surtout dans un contexte où le monde entier se mobilise pour la 21è conférence des parties (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre prochain. Mme Keïta Aminata Maïga a rappelé que notre pays, à l’instar des autres pays sahéliens, fait face à d’énormes défis environnementaux qui compromettent sérieusement ses efforts de développement.
En effet, la dégradation des terres et la perte de la biodiversité constituent des problèmes majeurs qui limitent profondément la résilience des agro-écosystèmes, en particulier face aux phénomènes de la désertification et aux changements climatiques. Elle a par ailleurs noté que la crise qu’a connue notre pays a aggravé la fragilité inhérente à la zone sahélienne, affaiblissant davantage la résilience des populations rurales et des systèmes de production locaux, notamment la production de cultures céréalières, des produits forestiers non ligneux comme la gomme arabique et l’élevage. Suite à ces chocs, les communautés sont devenues plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. Pour la Première dame, ce forum sera un creuset de réflexions fécondes pour relever les grands défis environnementaux des régions de l’Afrique de l’ouest et du centre.
L’UICN est la plus ancienne et la plus grande organisation mondiale sur l’environnement. Elle aide à trouver des solutions pratiques aux problèmes de l’environnement et du développement les plus pressants de l’heure. L’organisation soutient la recherche scientifique, gère des projets dans le monde entier et réunit les gouvernements, les ONG, l’ONU et les entreprises en vue de concevoir et gérer des politiques, lois et bonnes pratiques en matière de conservation de la nature, dans une approche dite « One programme ».

M. A. TRAORE

Source : Essor

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