Dioila : Lancement de la campagne locale de reboisement

Dioila, 3 août (AMAP) Le lancement de la campagne locale de reboisement de Dioila, conformément à la politique nationale en matière de protection de la forêt, s’est déroulé, jeudi, sur les berges du fleuve Baoulé, a constaté l’AMAP.

Plus de 200 pieds, composés de khaya senegalensis, le sizyphus moritiana, calptus camaldulensis et des cocotiers seront plantés au cours de cette édition 2019 dont le thème est « L’arbre est le sceau de la vie sur terre, plantons en pour le bonheur des générations montantes ». Ce thème se décline, au niveau du cercle, en « Prêtons l’oreille aux cris de coeur de la nature en détresse, plantons en pour recréer là où elle disparaît », a déclaré le premier adjoint au préfet, Adama Togola, qui a présidé la cérémonie.

Il avait, à ses côtés, le sous préfet central, Virginie Traoré, et le directeur régional des Eaux et Forêt, Dramane Ballo. Des représentants de plusieurs ONG, les forestiers, les élus locaux, les groupements de femmes, de jeunes, les leaders communautaires et les associations des exploitants de bois, étaient aussi présents.

Le chef de village de Dioila, Baniantou Marico, et le deuxième adjoint au maire de Kaladougou, Salif Gniantou Sidibé, ont, respectivement salué l’initiative, tout en promettant leur accompagnement total pour l’entretien de ces arbres.

Le chef de cantonnement des eaux et forêt, le capitaine Samuel Diarra, dans une intervention  a lu lla prière  de la forêt. « Une forêt utile à la survie de l’homme mais mal exploitée », telle est l’idée maîtresse de cette prière. Le premier responsable des agents forestiers de Dioila a, par la suite, évoqué la noblesse de l’activité que mènent les soldats de la brousse.

Le premier adjoint au préfet, avant de lancer officiellement la campagne locale de reboisement, a rappelé que le gouvernement du Mali a, au coeur de son agenda, la lutte contre le réchauffement climatique dû à l’activité humaine sur terre. C’est pourquoi, l’événement a été initié par le département, depuis les années 1995, dénommé « Opération pour un Mali vert »

L’exploitation forestière, longtemps considérée comme un moyen de subsistance dans le cercle de Dioila, a connu un essor considérable à partir des années 2011 avec des activités de la carbonisation qui ont contribué, inexorablement, à la baisse du potentiel ligneux exploitable. « C’est à ce spectacle désolant que nous assistons de jour et de nuit », a dit le premier adjoint au préfet.

Il a avancé quelques chiffres pour attester de la gravité de la situation. « Pour le bois de chauffe, 11.871 stères équivalent à 237,42 ha exploités, pour le charbon de bois 61.852,75 quintaux équivalent à 4.948,22 ha exploités. Le défrichement pour l’installation des cultures, 147 ha. », a déclaré M. Togola.

Il s’agit des données de 2017 et 2018 qui ne prennent pas en compte les nombreux fagots de bois stockés dans tous les villages destinés à la consommation familiale.

Le premier adjoint au préfet a ajouté qu’au niveau local, les moyens utilisés, pour diminuer le fléau est la sensibilisation,  sont la communication et l’éducation environnementale. Il a ajouté que l’aménagement forestier, pour la restauration des écosystèmes dégradés, vise à reboiser 3.225 ha, à l’horizon 2020, avant de procéder à la plantation d’un pied de Khaya senegalensis.

Cette activité de reboisement se poursuivra, dans les jours à venir, dans plusieurs communes de la Région de Dioila.

DF/MD (AMAP)

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