Emplois des jeunes: les propositions du collectif BI-TON

Les responsables du Collectif Bi-ton qui a pour slogan « IBK nos 200 000 emplois » étaient face à la presse, mercredi dernier, à la Maison de la presse. Cette conférence de presse avait pour objectif d’alerter les autorités nationales sur la précarité des demandeurs d’emploi, en majorité les jeunes. Elle a été l’occasion pour le Collectif de partager ses propositions avec les hommes de médias sur la problématique de l’emploi des jeunes dans notre pays.

Sega Diarra coordinateur collectif bi ton association

Le principal conférencier était le président du Collectif, Séga DIARRAH. Il avait à ses côtés : Mme Sokona TOUNKARA, Mahamadou KONE et Cheick Oumar FOMBA, tous responsables du collectif Bi-Ton.
D’entrée de jeu, le conférencier a souligné qu’aujourd’hui, il y a un sentiment de malaise, voire d’injustice sociale et d’exclusion qui anime les jeunes par rapport à la prise en compte de leurs préoccupations par les plus hautes autorités du pays. Pour désamorcer cette tension, le collectif exige plus de transparence et de cohérence sur tout ce qui touche la jeunesse malienne, notamment au niveau des recrutements, du financement des projets, de la prise en compte des préoccupations de la jeunesse.
Pour interpeler les autorités sur la question d’emploi, le collectif avait prévu d’organiser un grand meeting, le 27 juillet dernier, qui a été reporté à cause du contexte sécuritaire peu favorable. C’est ainsi que les responsables du collectif ont senti la nécessité de faire des propositions dans un cadre républicain en rencontrant le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle.
« Nous ne sommes pas une jeunesse voyou, comme on a tendance à le faire croire, nous sommes une jeunesse citoyenne et républicaine, capable de réfléchir et de faire des propositions concrètes », s’est défendu le président du Collectif. Après cette rencontre avant la presse, le collectif souhaite transmettre à qui de droit ses propositions, notamment au président de la République.
Pour rappel, le Président Ibrahim Boubacar Keita avait promis à la jeunesse de créer 200 000 emplois au cours de son premier mandat lors de la campagne présidentielle de 2013.
Après deux ans, le Collectif Bi-Ton estime que la jeunesse malienne de manière générale, ne sent pas encore l’impact de cette promesse présidentielle sur la situation de l’emploi.
De l’avis du président de ce collectif, plus de deux ans de l’élection du président IBK, on se rend compte qu’il faut être dans le système pour avoir accès à ces emplois que le gouvernement prétend créer. En terme clair, il estime que les 200 000 emplois promis par IBK aux jeunes en 2013 se font toujours attendre. Cela, malgré le fait que les statistiques officielles indiquent que plus 121 000 ont été déjà créés, depuis le début du quinquennat sur les 200 000 promis par le président IBK. Selon le pointage du département de l’Emploi, ce nombre représente 60 % de l’ensemble de la promesse. Pour sa part, le collectif «Bi-ton» conteste ces chiffres et réclame plus d’emplois pour les jeunes. Il soutient que les emplois créés sont plutôt précaires surtout, si l’on considère que chaque année 300 000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi au Mali. Face à ce constat amer, le collectif exige la publication sans délai des résultats du concours de recrutement des agents de l’INPS (Institut National de Prévoyance Sociale) du 22 mai 2015 ; la mise en place d’un observatoire de la transparence qui aura pour mission la lutte contre l’ensemble des pratiques condamnables impliquant des responsables politiques, administratifs et syndicaux dans les processus de recrutement et de financement de projets jeunes. Il s’agit aussi de l’Instauration d’une carte de demandeur d’emploi en faveur des chômeurs (réduction de 70 % des frais administratifs). Cela permettra, selon ce collectif, de disposer de données fiables sur l’évolution du marché de l’emploi et d’avoir un contact permanent entre le jeune demandeur d’emploi et l’administration.
Par ailleurs, le Collectif Bi-Ton préconise la tenue des états généraux de la jeunesse malienne en août 2017. Ces assises seront le cadre de rassemblement des acteurs de la société civile et citoyens issus d’associations, de syndicats et de partis politiques, dans un esprit de coopération et de co-construction dans le but de proposer un projet pour la jeunesse de 2018 à 2023.
Parlant de l’actualité brulante, les membres du Collectif Bi-Ton trouvent que ‘’Ras Bath n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond, qui a pour nom l’exclusion. Par rapport à l’actualité brulante, les responsables du Collectif souhaitent rencontrer le président de la République avant que les choses ne dégénèrent et pour devenir incontrôlables. Selon ses responsables, Bi-Ton est un collectif d’une quarantaine d’associations qui a été créé le 9 du mois dernier. À sa création, le collectif avait pour objectif de réclamer plus d’emplois pour les jeunes.

PAR ABDOULAYE OUATTARA

 

 

Source: info-matin

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *