Emploi et formation professionnelle : SÉCURISER ET PROTÉGER LES JEUNES

Les travaux d’experts, qui s’achèvent aujourd’hui, vont orienter et guider les ministres vers la prise de bonnes décisions

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La question de l’emploi des jeunes est au cœur des préoccupations des Etats membres de l’UEMOA. Cela est d’autant plus réel que les défis sécuritaires rendent cette question transversale et urgente. Il faut donc investir maintenant dans la formation et l’insertion professionnelle des jeunes car la stabilité des nos Etats et notre survie en dépendent. C’est tout le sens de la 7ème conférence du cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace UEMOA qui se tiendra, demain 14 juillet, dans notre capitale. Le thème sur lequel les ministres vont plancher est « Développement des compétences techniques et professionnelles et insertion socio-économique des jeunes : alternatives contre l’insécurité et les migrations irrégulières dans l’espace UEMOA ».

Pour préparer l’événement, les experts sont réunis depuis hier au Grand hôtel de Bamako à la faveur de leur deuxième rencontre. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby, en présence de six de ses collègues, et du commissaire de l’UEMOA en charge du département Développement humain durable, notre compatriote, Seydou Cissouma.

Le cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et de la formation professionnelle de l’espace UEMOA a pour mission de renforcer la coopération et la collaboration entre ses Etats membres en vue de mutualiser les ressources et rendre plus efficientes les politiques nationales et sous régionales en matière d’emploi et de formation professionnelle.

Le présent thème de la réunion des ministres s’inscrit dans la volonté des Etats de garantir la paix indispensable au développement, donc de lutter contre l’insécurité et le radicalisme sous toutes ses formes. Il s’agit d’impliquer tous les acteurs de nos pays et de mettre en place une dynamique de développement des compétences techniques et professionnelles pour l’insertion des jeunes.

« Les jeunes constituant une cible exposée et rendue vulnérable par le chômage et le sous emploi, il faut à tout prix les sécuriser et les occuper avec des activités saines et utiles », a défendu le secrétaire permanent du cadre de concertation, Didier Diégo, avant de rappeler l’adoption du programme minimum d’action prioritaires, lors de la première réunion des experts. Ce qui a permis, a-t-il poursuivi, la tenue d’atelier thématique sur les systèmes d’information sur le marché du travail et sur l’élaboration d’un programme d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et contre l’insécurité. « Nous devons continuer à faire le lobbying auprès de l’UEMOA pour porter l’emploi et la formation professionnelle au rang des priorités de l’espace communautaire », a souhaité le secrétaire permanent pour qui le cadre de concertation doit être un outil capable d’apporter des solutions techniques et efficaces en matière de lutte contre le chômage et le sous emploi.

Le commissaire en charge du département Développement humain durable de l’UEMOA, Seydou Cissouma, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui s’inscrit dans la cadre de la mise en commun des synergies pour répondre à la question du chômage des jeunes. Il s’est félicité du fait que le présent cadre de concertation, né à Bamako, soit en train d’être consolidé. Le cadre de concertation permettra aux Etats de coordonner leurs efforts face à des problèmes qu’ils ne peuvent résoudre individuellement.http://bamada.net M. Cissouma a, dans la foulée, salué la création des observatoires nationaux de l’emploi et de la formation professionnelle qu’il a comparés à un outil d’orientation et de mesure permettant d’évaluer les efforts entrepris par les pays pour promouvoir l’emploi des jeunes..

Le ministre Mahamane Baby a expliqué que l’emploi des jeunes constitue encore un défi malgré les politiques engagées par les Etats. Car, en plus, des problèmes d’éducation et de formation professionnelle, l’insécurité, le trafic, l’extrémisme violent le radicalisme religieux, ou encore, la migration irrégulière et le terrorisme affectent les jeunes.

Pour le ministre, la sensibilité du thème de la rencontre doit amener les experts à échanger et à faire des propositions concrètes qui doivent orienter et guider les ministres vers la prise de bonnes décisions à la lumière des approches novatrices pour un développement inclusif.

« Le développement de stratégies communes d’insertion professionnelle innovant des jeunes à travers le développement des compétences techniques et professionnelles peut aider dans la recherche de palliatifs », a soutenu M. Baby. Il a ajouté que les travaux des experts vont permettre aux ministres de prendre des décisions judicieuses qui favoriseraient la mutualisation des efforts à travers une véritable coopération sous régionale dynamique et fructueuse.

B. COULIBALY

Source : L’ Essor

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