Violence continue à l’Université de Bamako : L’étudiant en 2ème année Allemand tué à coups de couteau

Un étudiant en 2ème année allemand a été tué à coups de couteau dans l’enceinte de l’ancienne FLASH, de l’université de Bamako, sur la colline dite du savoir. Son bourreau est aussi étudiant en 3ème année lettre. Les faits se sont produits dans l’après-midi du lundi 23 janvier 2017.

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Lundi 23 janvier 2017, il est 17 h environ. Dans l’enceinte de l’université des lettres et sciences humaines de Bamako (ex FLASH), le calme de l’après-midi est soudainement transpercé par des cris stridents. Alerté par ce bruit inhabituel, le personnel enseignant se rue sur le centre d’inscription des étudiants ; car c’est de là que viennent les cris.

A leur arrivée, le spectacle est des plus désolants. Un jeune homme gît là, pris dans un piège du moins incroyable : ses propres entrailles entravent un de ses pieds, comme si la nature ne voulait pas qu’il bouge de là. Le choc est terrible. Scène réservée aux initiés.

Alors, sur le fait, du grand nombre de personne accouru d’urgence sur les lieux, beaucoup s’enfuient. Seuls quelques téméraires restèrent de marbre. Ils tentèrent alors de secourir, disons plutôt de sauver ce qui peut l’être de ce jeune homme déjà en très mauvais état. Le ventre carrément ouvert ; les entrailles ne tiennent plus ; les sauveteurs ne savent plus comment s’y prendre pour acheminer la victime à l’hôpital.

Finalement, les secouristes se servent d’un sac vide de mil pour contenir les entrailles, le temps d’arriver aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré.

Trop tard !

Le jeune homme de 21 ans, étudiant en 2ème année Allemand, surnommé Babylone Junior est mort depuis longtemps, conclut le médecin aux urgences de l’hôpital Gabriel Touré. Le cadavre est aussitôt déposé à la morgue ; ses parents informés du drame. Quant au bourreau, étudiant en licence lettre, il réfléchit entre quatre murs, avant d’être présenté à un juge.

Boureima TOURE dit Eper est le secrétaire général du syndicat des enseignants de l’université des lettres et sciences humaines. Sur ce drame, il dit : « le drame d’aujourd’hui est venu comme pour couronner une série d’agressions incroyables entre étudiants, du reste constitués en clan. Rappelez-vous, il y a environ trois mois, une fusillade avait éclaté ici même. Heureusement, pas de mort mais des blessés graves ont été enregistrés. Plus récemment, seulement, il y a trois semaines, des violences entre clans d’étudiants se sont soldées par des actes aussi incroyables que l’incendie volontaire ayant calciné cinq motos jakarta appartenant à des étudiants. A l’époque, on avait averti la police du 4ème arrondissement. Elle est venue faire des constats et enquêtes mais….Aujourd’hui, c‘est une mort que nous déplorons. Qu’en sera-t-il demain ?? ».

Au moment où nous mettons sous presse, les cours étaient suspendus partout sur la colline pour raison de deuil. Cependant, les professeurs, par la voix du syndicaliste Boureima Touré  disent très clairement cela : « la mort de ce garçon sera le dernier événement que cette école va enregistrer. A partir du mercredi 25 janvier, nous allons nous réunir et une décision finale sera prise. Soit l’Etat prend ses responsabilités en débarrassant l’école de ces brebis galeuses ; soit il accepte de nous accorder le port d’armes pour notre sécurité ; soit nous décidons tout bonnement de ne plus dispenser de cours ici ».

Affaire à suivre

Seybou KEITA   

Source : Delta News

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