Rentrée scolaire 2015-2016 : D’énormes défis à relever

La rentrée scolaire 2015-2016 débutera en ce début octobre 2015 au Mali. Ils seront, pour la circonstance, des millions d’écoliers à prendre le chemin de l’école. A quelques heures du démarrage de neuf mois de dur labeur pour les apprenants, des défis énormes restent à relever par les responsables éducatifs.

Le premier grand challenge est l’apaisement du champ éducatif. Sur ce plan, l’on se demande si l’année scolaire 2015-2016 connaîtra moins de grèves, de rétention de notes des enseignants et des étudiants que celle de 2014-2015? Pour maintenir l’accalmie dans l’espace scolaire, il est indispensable de continuer la dynamique des discussions enclenchée entre le ministre Kénékouo  dit Barthélémy Togo et les syndicats des enseignants et de l’Aeem. A défaut, ce sera le clash entre eux. Dans ce cas, le slogan de l’Aeem depuis quelques années «revendiquer tout en restant en classe», s’envolera.

Avec 85% de taux de scolarisation en 2015, l’école malienne a forcement besoin de renforcer ses structures d’accueil. L’insuffisance des infrastructures scolaires a tout le temps été un casse-tête pour l’Etat. La solution à ce problème évitera sans nul doute les effectifs pléthoriques provoquant les doubles vacations dans certaines localités du pays.

Les écoles privées ne peuvent être en marge de la lutte pour redorer le blason de l’école malienne. Avec 5598 écoles privées, il est obligatoire que l’Etat ait un droit de regard sur ce secteur surtout que le plus souvent, elles ne répondent pas aux critères édictés par le ministère de tutelle.

La fuite des sujets lors des examens de fin d’année ne peut passer sous silence. Empêcher les fuites, crédibiliserait notre système éducatif afin que soit respectés les diplômes maliens. De ce fait, Kénékouo dit Barthélémy Togo doit peser de tout son poids pour empêcher la fuite des sujets.

Les échecs des examens de fin d’année 2014-2015 ont été nombreux au  Def et au Bac. Pour ne pas continuer a amené les enfants à l’abattoir, il urge de former plus les enseignants pour relever leur niveau. Le rôle des parents d’élèves et les autres acteurs du système éducatif sont sollicités pour éviter ce sacrifice. Tout simplement en disant aux enfants de ne compter que sur leurs propres efforts pour réussir. Succès qui va dans son propre intérêt, des parents et de la nation.

Que deviendront encore les écoliers de Kidal  cette année avec l’absence de l’administration malienne dans l’Adrar des Ifogas? Le sauve-qui-peut en attendant le retour de l’administration comme l’a dit l’ancienne ministre de l’Education nationale Mme Togola Jacqueline Marie Nana Togola, aujourd’hui député élue à l’Assemblée nationale sous les couleurs du RPM.

La gestion des écoles coranique «Medersa» n’est également pas une épine qu’il fasse enlever des pieds, en les encadrant ? Ce qui augmentera sans doute le taux de scolarisation.

Que dire de la mutation des enseignants ? Au moment que certaines classes des grandes villes sont bondées de deux à trois enseignants, des classes d’autres localités n’ont même pas un enseignant. Il n’est pas rare de voir dans des contrées reculées de la capitale, un enseignant prendre deux classes voir trois à cause du manque d’encadreur. Barthélémy Togo doit se montrer intransigeant sur ce point en se montrant équitable pour tous les élèves. Parviendra-t-il réparer cette injustice à l’égard de certaines écoles du pays?

Hadama B. Fofana

source : Le Républicain

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