Renforcement des compétences de la jeunesse : le fonds compétitif du Procej lancé ce jeudi

C’est sous l’égide des ministres de l’Education nationale, Kénékouo dit Barthélemy Togo ; de l’emploi de la Formation professionnelle de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne, Mahamane Baby, que les activités du fonds compétitif du secteur privé de l’Enseignement et la Formation professionnels du Projet de développement des compétences et emploi jeunes (Procej) ont été lancées ce jeudi 3 décembre 2015 au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

Kénékouo Barthelemy Togo ministre education nationale

En plus des ministres ci-dessus cités, il y avait aussi Paul Numba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale et Drissa Ballo, coordinateur du Procej.

C’est la Direction nationale de l’Enseignement technique en collaboration avec l’Unité de coordination du Procej qui ont organisé le lancement officiel des activités du fonds.

Le fonds compétitif de soutien au secteur privé de la formation est mis en place au sein du Procej. Il sera mis en œuvre sous la responsabilité technique de la DNETP appuyé par deux comités techniques. Le FAFPA assumera les responsabilités de sa gestion fiduciaire.

Une provision de 4,1 millions de $ (2 050 000 000 F CFA) servira à financer les projets retenus par appel à projet. Les subventions accordées sont plafonnées à 400 000 $ (200 000 000 FCFA). Le nombre de structures supportées sera fonction des montants effectivement accordés aux bénéficiaires.

Selon les propositions, les établissements privés pourront bénéficier de certaines des mêmes interventions, en termes d’équipement, formation, cadre partenarial, etc., que les institutions publiques. Les dépenses éligibles sont : l’assistance technique pour le développement d’un modèle de gestion et d’organisation basé sur un partenariat avec le secteur privé ; l’acquisition des équipements ; les aménagements techniques, dans le cadre de l’installation des équipements acquis ; la formation et le perfectionnement des formateurs et du personnel administratif ; l’acquisition d’outils de gestion ; le partenariat et les échanges d’expériences ; l’élaboration et/ou la révision d’outils pédagogique et didactique.

Pour le ministre de l’Emploi de la Formation professionnelle de la Jeunesse et de la Reconstruction citoyenne, Mahamane Baby, « c’est dans le souci de traduire en réalité concrète la promesse de 200 000 emplois du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, à l’horizon 2018, l’Association internationale de développement (IDA/Groupe de la Banque mondiale) et l’Etat du Mali ont initié le Projet de développement des compétences et emploi jeunes (Procej). D’un montant de 63 millions USD, il est financé par la Banque mondiale pour une durée de 5 ans ».

Son homologue de l’Education nationale, Kénékouo dit Barthélemy Togo, s’est réjoui du lancement des activités de ce fonds qui va sans nul doute changer la donne dans le secteur privé de l’enseignement technique et professionnel.

Le projet est logé au ministère en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle et est dirigé par une Unité de coordination du projet (UPC). Le Procej soutient l’employabilité des jeunes au Mali par rapport à l’objectif double de promotion de la prospérité partagée et de réduction de l’extrême pauvreté. Il comprend 3 composantes que sont : composante 1 : éducation et formation pour l’employabilité ; composante 2 : création d’emplois par le secteur privé pour les jeunes ; composante 3 : renforcement institutionnel et gestion du projet.

Avec un secteur privé étouffé de ressources se spécialisant dans les disciplines du secteur des services de faible pertinence, à faible coût et utilisés comme un secteur d’absorption de la demande de faible qualité, le projet,pour résoudre ce problème,fournira des subventions aux institutions privées sélectionnées sur une base compétitive (en se fondant sur des propositions spécifiques de développement) pour étendre et améliorer les programmes techniques et professionnels à divers niveaux  dans les secteurs clés identifiés. Selon les propositions, les établissements privés pourront bénéficier d’interventions, en termes d’équipement, formation, cadre partenarial, etc.

Ils pourraient également bénéficier d’une assistance technique supplémentaire pour assurer l’amélioration de la qualité réelle. Dans l’hypothèse d’un montant moyen par subvention de 400.000 dollars, il est prévu que près de 12 institutions d’enseignement et de formation professionnels devraient pouvoir bénéficier d’une subvention. Les principales caractéristiques du mécanisme de fonds compétitif seront le soutien offert aux écoles pour la préparation des propositions de développement de l’école présélectionnée, la sélection compétitive des propositions en fonction des critères pré-identifiées, le suivi étroit  et l’évaluation du programme par la DNETP, la DNFP, l’IGEN en coordination avec le FAFPA.

 

  1. D.

Source: Autre presse

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