Pour une école apaisée et performante / Ams-Uneem forme les leaders estudiantins

Dans le cadre de sa contribution à la gestion de la violence dans l’espace scolaire et Universitaire, l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali (A.M.S-U.N.E.E.M), a organisé le 5 octobre 2013, sous l’acropole de la Pyramide du Souvenir, un atelier sur deux thèmes majeures pour une école apaisée et performante : «leadership estudiantin et bannir la violence dans l’espace scolaire et universitaire».

Pour une école apaisée et performante / Ams-Uneem forme les leaders estudiantins

Les communications et échanges qui ont durée tout une journée, ont vu la participation des présidents d’honneurs de l’Ams-uneem, d’anciens coordinateurs de l’Aeem, les représentants des 32 coordinations de l’Aeem, et étaient placés sous la présidence des Ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’éducation, alphabétisation et langues nationales. Placé sous le signe des retrouvailles entre anciens et nouveaux élèves et étudiants du Mali, les thèmes de l’atelier ont été exposés par les professeurs Youssouf Diakité et Modibo Koné. Le modérateur était Yoro Diallo. Les conférenciers ne sont pas allés avec le dos de la cuillère  pour révéler à l’assistance, à majorité étudiants, les maux qui minent le bon fonctionnement de l’école malienne depuis des décennies.

Ils ont fustigé d’abord, l’effritement de l’autorité parentale, de l’autorité de l’état, le manque de repère dans la société, de déontologie du corps enseignants, la prolifération des armes légères dans l’espace scolaire et universitaire, des écoles privées, la pléthore des effectifs, la corruption. Ensuite, Ils ont révélé que l’école est victime  de l’intrusion, l’infiltration des politiques en perte de popularité, souffre du fait que les politiques décident le taux de passage aux examens, du comportement peu orthodoxe des responsables de l’Aeem qui foulent au pied les règles de l’association, des grèves intempestives des enseignants. Enfin, ont-ils poursuivi, la plus grande plaie du système éducatif, ce sont les fuites, les fraudes massives, l’achat des diplômes, les années scolaires tronquées. «On ne peut pas former des cadres en encourageant la fuite, la fraude dans notre école.

Quel résultat vous voulez si les professeurs, enseignants ont des faux diplômes», ont-ils dit.  Pour sortir l’école de cette situation, multiples propositions ont été faites par les conférenciers : le retour de l’autorité de l’Etat, parentales, le recrutement d’un nombre suffisant d’enseignants qualifiés, lutter contre la prolifération des armes, la corruption, que les enseignants acceptent d’appliquer strictement le code de l’éthique et de la déontologie, que l’Aeem respect ses statuts et règlements, arrête de prendre les financements occultes qui sont à la base de tous leurs problèmes, qu’on laisse le pédagogue décider, le conseil de discipline prendre ses décisions. Le représentant du ministre de l’enseignement supérieur,  Mamadou B. Coulibaly, a salué l’initiative de l’Ams-uneem qui fait ainsi une nouvelle œuvre utile pour la nation de façon désintéressée fidèle à sa devise de servir et non de desservir le Mali. Et d’assurer le soutien de son département pour tout ce qui pourrait contribuer à une meilleure école pour le présent et pour l’avenir.

Oumar Arboncana Maiga, secrétaire général de l’Ams-uneem, a félicité l’Aeem qui a accepté d’être un model, de mettre fin au coup de poing, et faire place à la confrontation des idées. Issiaka Sidibé, secrétaire aux revendications de l’Aeem, représentant le secrétaire général, a promis que désormais les armes des élèves et étudiants seront des cahiers et des stylos. « Nous laissons les coupe coupes et machettes aux bouchés; les armes à feux  aux militaires », a-t-il dit.

Hadama B. Fofana

Source: Lerepublicainmali

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