Pour son non implication dans la scolarisation de masse et de qualité : La COSC-EPT/Mali fustige l’Etat malien

La Coalition des Organisations de la Société Civile pour l’Education Pour Tous au Mali (COSC-EPT/MALI) a initié une conférence de presse, le mercredi 08 octobre 2018 à la Maison des jeunes de Bamako. Il était question de partager avec les hommes de médias des résolutions prises lors de la conférence mondiale sur l’éducation, tenue à Dakar du 29 janvier au 2 février 2018 dernier, par les Etats participants dont le Mali et le projet PRODEC2.

 

Cette conférence de presse était animée par le coordinateur national de la Coalition EPT-Mali, Mahamadou Ongoïba, et Souleymane Bocoum de la société civile. Mamadou OngoÏba a signalé le manque de réaction de la délégation malienne lors de la campagne mondiale pour l’éducation de Dakar. Une délégation qui était accompagnée par le chef de l’Etat. Pour Ongoiba, « sachant que les défis à relever sont nombreux », il était inconcevable de voir le Mali rester neutre au lieu de plaider en faveur du financement pour une éducation de masse et de qualité.

Ensuite, le coordinateur national de la Coalition EPT-Mali a également évoqué dans son discours la teneur des Objectifs du Développement Durable (ODD4) dans le domaine de l’éducation et a détaillé le projet Programme Décennal de Développement (PRODEC2). De son point de vue, pour la mise en œuvre de l’ODD4, notamment le PRODEC2, le conférencier estime qu’il y a une faible volonté politique du Gouvernement dans le cadre du soutien à l’éducation.

Pour Souleymane Bocoum, « les 34% du budget de l’État consacrés à l’éducation sont inégalement répartis ». Suivant ses explications, sur le Budget octroyé à l’éducation au Mali, Seul 7% revient à Mopti, 3% à Tombouctou. Il déplorera dans ses propos le faible niveau de l’enseignement dispensé dans les écoles à destination des enfants, en plus de la quantité importante de la population malienne analphabète.

Selon lui, « le niveau est bas (…) 70% de la population malienne est analphabète, ils ne savent ni lire ni écrire ». Alors pour pencher la balance du bon côté, M. Souleymane croit en une politique conséquente et une transparence dans la gestion des fonds alloués à l’éducation conformément à la Loi n° 2013-031 du 23 juillet 2013.

Malgré tous ces obstacles à franchir, la Coalition des organisations de la société civile garde toujours l’espoir pour poursuivre son désir visant une large accessibilité de l’éducation à tous les enfants. Pour ce faire, elle entend œuvrer sur la politique nationale de l’éducation, ainsi que les Objectifs du Développement Durable, surtout son objectif numéro 4 qui précise bien qu’aucun enfant ne doit être laissé pour compte en matière d’éducation.

Lassi Sanou

Le Démocrate

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