Opinion : le système éducatif érigé en business

L’école malienne est en chute libre. Baisse croissante du niveau des étudiants et des élèves ; Universités et Grandes écoles saturées ; résultats catastrophiques aux différents examens de fin d’année ; manque de compétitivité du diplômé malien sur le marché de l’emploi aux plans sous-régional et régional. Tels sont les maux dont souffre aujourd’hui notre système éducatif, accentués par le business qui l’a envahi de nos jours.

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L’éducation est le socle du développement socio-économique véritable et du durable d’un pays. C’est pourquoi elle bénéficie d’un gros budget chez nous au Mali. Elle doit constituer une préoccupation majeure pour l’Etat et doit être au cœur des grandes discussions, rencontres, séminaires et fora. C’est ce qui se fait d’ailleurs dans notre pays, mais la décadence et la déchéance de l’école malienne ne cessent de se poursuivre.

Aujourd’hui, au Mali, certains promoteurs sont hostiles à la réglementation ; des enseignants sont sous-formés ; des autorités scolaires et universitaires sont corrompues… Notre système éducatif est devenu un fonds de commerce où on ne cherche que du profit. Les enseignants n’ont plus le contrôle de leurs classes respectives, car le nombre d’élèves les dépasse (plus de 100 par classe pour un seul enseignant). Les enfants ne reçoivent plus une éducation de qualité et les niveaux baissent de jour en jour.

Quant aux Universités, elles sont surpeuplées (plus de 100.000 étudiants par Université). De ce fait, les locaux sont largement insuffisants et les  étudiants n’arrivent plus à trouver des salles disponibles pour prendre les cours normalement. Et là, c’est la débrouillardise.

Dans les pays développés, l’examen est fait pour tester le niveau des élèves, pour voir réellement s’ils ont la capacité de faire des études universitaires. Malheureusement, ici chez nous, c’est un véritable business qui s’y est installé. Où allons-nous donc à cette allure, si ce n’est tout droit au mur !

Assan TRAORE/Stagiaire 

Source : Le Reporter
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