Enseignement supérieur : QUATRE INSTITUTIONS SOUMISES A UNE EVALUATION

Ces instituts et universités retenus dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale ont reçu une équipe d’experts venue s’assurer qu’ils respectent les termes du contrat

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et la Banque mondiale (BM) sont liés depuis le 30 mai 2015 par un contrat de performance pour la bonne gouvernance des universités, des grandes écoles et des instituts de formation. Dans le cadre de ce contrat de performance et du Projet d’appui au développement de l’enseignement supérieur (PADES), la Banque mondiale aide 4 institutions d’enseignement supérieur (IES) de notre pays : l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), l’Université de Ségou, l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou et l’École nationale d’ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT). Sur 33 millions de dollars, soit 16,5 milliards de Fcfa, destinés à tout le système d’enseignement supérieur, la Banque mondiale a déjà débloqué 22 millions de dollars (11 milliards de Fcfa) pour les 4 IES en décembre 2015. Le programme s’étend sur une période de 5 ans (2015-2019).

Un premier financement de 300 millions de Fcfa a été mis à la disposition de chacune des 4 institutions d’enseignement supérieur pour l’aider à atteindre 7 indicateurs : 3 pour la bonne gouvernance des IES et 4 pour le développement des programmes de formation en vue de la compétitivité des diplômes sur le marché de l’emploi. La tenue de deux sessions du Conseil d’administration (CA) ou du Conseil de l’université (CU) avec délibération sur les budgets et la gestion des IES, le nombre de programmes de formation rénovés, la publication des statistiques de scolarité de l’IES, le plan stratégique révisé avec les objectifs, le nombre de nouveaux étudiants dans les programmes de formation nouveaux ou existants développés avec le secteur privé, le nombre d’enseignants formés et l’évolution des ressources sont les 7 critères conditionnant les décaissements liés aux résultats ou indicateurs. A ce propos, une mission d’évaluation des indicateurs des 4 institutions a séjourné du 21 au 28 mai dans notre pays.

Cette mission était composée de Diola Bagayoko (professeur de physique à l’Université du Sud en Louisiane aux Etats-Unis), Paul Ginies (ingénieur et consultant international en sciences politiques de Paris), Anne Milet (professeur à l’Université de Grenoble en France), Abdoulaye Barry (spécialiste en sciences de l’éducation à Montréal au Canada) et Moustapha Bennouna (professeur de physique à l’Université Euromed à Fès au Maroc). Conduits par le coordinateur du PADES, le Pr Bakary Cissé, les émissaires de la Banque mondiale ont visité l’USTB, l’Université de Ségou, l’IPR/IFRA de Katibougou et l’ENI-ABT pour évaluer les indicateurs des résultats pour lesquels ces 4 Institutions d’enseignement supérieur se sont engagées. Cette évaluation des 7 indicateurs de la 1ère année débouchera (ou non) sur le second financement.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Me Mountaga Tall, a rencontré vendredi dernier dans la salle de conférence de son département les 5 émissaires de la Banque mondiale en présence des recteurs et des directeurs généraux des 4 institutions bénéficiaires.

Le chef de mission, Paul Ginies, a confirmé que la visite était destinée à conduire une évaluation individuelle objective et indépendante des quatre IES. Et à faire une recommandation claire, précise et sans ambiguïté sur la réalisation des objectifs spécifiques des décaissements liés aux résultats, qui sera confirmée sur la base des décaissements liées aux indicateurs et du protocole de suivi des résultats définis et convenus contractuellement avec chaque IES sélectionné et le ministère de l’Enseignement supérieur.

Paul Ginies a précisé que l’analyse documentaire, la vérification des sources et la qualité des données découlant du contrat signé entre chaque Institution d’enseignement supérieur et le département de tutelle, figurent parmi les outils d’évaluation. Durant sa rencontre avec le ministre, la mission a  recommandé un relevé des décisions et des conclusions avec mesures et actions à prendre, un tableau de synthèse des délibérations par point abordé dans l’ordre du jour. Ce processus devrait s’appliquer à l’ensemble des IES.

Saluant l’arrivée des évaluateurs, le recteur de l’USTBB et porte-parole des recteurs des 4 IES bénéficiaires, le Pr Adama Diaman Kéïta a précisé que les résultats étaient atteints avec la collaboration des autres institutions d’enseignement supérieur.

Cette réussite du projet est passée par la bonne gouvernance, sur le plan académique, de la recherche et l’autonomie de gestion de ces structures. Après avoir salué le travail abattu par les évaluateurs, le ministre de l’Enseignement supérieur, Me Mountaga Tall a estimé qu’il était temps d’avancer. Il a invité tous les IES à s’inscrire dans le cadre du PADES et de maintenir le cap. « Nous allons vers un système d’enseignement supérieur plus engagé et rapide pour apporter des réponses aux difficultés. J’invite donc tous les IES à un nécessaire changement », a indiqué Mountaga Tall qui a promis que les recommandations formulées par les évaluateurs seront mises en oeuvre.

S. Y. WAGUE 

Source : L’ Essor

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