Éducation, formation, paix et développement : LE ROCARE PEAUFINE SON PLAN STRATÉGIQUE

Bamako débattra des dispositifs éducatifs et de formation à mettre en place ou à renforcer pour assurer l’acquisition de compétences professionnelles et la participation des jeunes à la division du travail et à la coexistence pacifique

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Le colloque international « Education et formation pour l’intégration, la paix et le développement socioéconomique en Afrique », qui avait été reporté pour cause d’épidémie de fièvre Ebola, s’est finalement tenu hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB).

L’ouverture des travaux était présidée par le ministre du Développement rural qui représentait le Premier ministre. C’était en présence du ministre de l’Education nationale, du médiateur de la République, du président du Conseil d’administration du Réseau ouest et centre africain en recherche en éducation (ROCARE), de la directrice du bureau régional de l’éducation pour le développement en Afrique et des représentants d’autres pays partenaires.
Organisé en collaboration avec le ROCARE et le ministère de l’Enseignement supérieur, la rencontre « s’inscrit dans la dynamique de la mise en œuvre du plan stratégique du ROCARE ». Il vise, d’une part, à partager les résultats de recherche du réseau et d’autre part, à donner l’opportunité aux autres de partager les leurs. Ces travaux devront « apporter des remèdes aux gangrènes socio-éducatives et économiques auxquelles sont confrontées nos sociétés », a précisé la secrétaire exécutive du ROCARE, le Dr Ida Jallow Sallah.
Pendant deux jours, les participants venus du Burkina-Faso, du Sénégal, du Bénin, du Cameroun, du Togo, de Côte d’Ivoire, du Niger plancheront sur des thèmes se rapportant à l’éducation, la formation, l’intégration et le développement en Afrique. Ils discuteront des dispositifs éducatifs et de formation à mettre en place ou à renforcer pour assurer l’acquisition de compétences professionnelles et la participation des jeunes à la division du travail et à la coexistence pacifique.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Education nationale, Kenékouo dit Barthélemy Togo, représentant son homologue de l’Enseignement supérieur a présenté cette rencontre comme le résultat d’une série de consultations avec certains ministères : Enseignement supérieur et Recherche scientifique ; Éducation nationale ; Emploi, Jeunesse et Construction citoyenne ; Réconciliation nationale et Culture, Artisanat et Tourisme. Cela témoigne de leur sens du partage et de la collaboration, mais aussi de leur engagement à la matérialisation de l’intégration africaine, s’est-il félicité.
Kenékouo dit Barthélemy Togo a annoncé qu’en plus de l’accord cadre signé avec le ROCARE, le gouvernement a décidé de lui attribuer un siège, afin d’améliorer ses conditions de travail et lui permettre de mener à bien ses activités. Cette rencontre intervient à un moment où le Mali s’engage dans la dynamique de l’émergence « qu’il souhaite matérialiser à travers ses différentes politiques de développement orientées essentiellement vers l’offre d’une éducation de qualité, inclusive », a-t-il indiqué. Au nom du président de la République et du Premier ministre, il a salué l’appui constant du ROCARE au renforcement des capacités des jeunes chercheurs et enseignants du supérieur dans le domaine de la recherche en éducation.
Le chef de file des partenaires techniques et financiers, Pierre Kamano, a jugé que l’adéquation est étroite entre l’éducation et le développement économique et social et que le lien entre l’éducation, la formation et la paix, n’est plus à démontrer. Le diplomate explique : « Plus de 60 % des adultes au Mali ne savent ni lire, ni écrire. Plus de 300 000 personnes arrivent chaque année sur le marché de l’emploi sans réelle qualification ». Comme pour faire le parallèle entre le chômage des jeunes et certaines défiances sociales, il a estimé que « ces jeunes n’ayant rien à faire pourraient se joindre à des activités illégales qui déstabiliserait davantage le pays ». Pierre Kamano a réitéré la disponibilité des PTF à accompagner le Mali dans cet important défi et aussi dans la recherche scientifique.
La vice coordinatrice du ROCARE Mali, Mme Dicko Mary Dembélé, avait auparavant souhaité la bienvenue aux délégations qui ont fait le déplacement de Bamako. Au passage, elle avait jugé « suffisamment pertinent », le thème de la rencontre. Car, argumentera-t-elle, « il traite des problèmes d’actualité. C’est pourquoi nous osons espérer que les recommandations issues de la présente rencontre permettront de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes éducatifs et de déceler les obstacles qui entravent leur fonctionnement ».
Cheick Moctar TRAORÉ

source : L Essor

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