Éducation : Autonomisation de la gent féminine au cœur des préoccupations

La ministre de l’éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane a présidé, hier dans un hôtel de la place, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de partage des résultats et des bonnes pratiques : «Autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes par l’éducation au Mali».

 

Il s’agit d’un projet conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de l’ONU Femmes sur financement de la République de Corée à travers son Agence de coopération internationale (KOICA).

La rencontre a enregistré la participation du représentant de l’Unesco au Mali, Edmond Moukala et de plusieurs invités. L’objectif visé par cet atelier est de réunir les acteurs clés impliqués dans la mise en œuvre du programme conjoint et de présenter ses résultats, mais aussi de discuter et développer des mécanismes et stratégies de pérennisation des acquis. Cette rencontre de deux jours, vise aussi à passer en revue les bonnes pratiques du programme et voir comment les vulgariser et recueillir des recommandations pour une bonne stratégie de sortie.

Edmond Mounkala a rappelé que la mise en œuvre du projet conjoint a commencé en juillet 2016. «Nous pouvons donc 5 ans après son lancement exprimer toute notre fierté dans l’atteinte des résultats escomptés des différentes composantes», s’est-il réjoui. Il a également fait savoir que le projet a touché des centaines de jeunes et filles qui ont pu bénéficier d’une scolarisation adéquate et de l’accompagnement nécessaire pour s’assurer qu’elles peuvent continuer leurs études.

«Il nous a valu beaucoup de satisfaction dans la mesure où il nous a permis au-delà du renforcement des capacités des acteurs de l’école, d’apporter un appui direct aux filles vulnérables à travers l’accompagnement, à travers des châteaux d’eau, des latrines séparées, des remises de kits. Nous avons aussi mené des sensibilisations au sein des communautés concernées par l’école sur la question de la scolarisation de la jeune fille», a-t-il ajouté. Et Edmond Mounkala d’expliquer que«notre pays a entamé la pente vers les Objectifs du développement durable (ODD) afin de respecter les engagements au niveau international». Pour lui, il convient alors de redoubler d’efforts et d’investir davantage dans l’éducation des filles et des jeunes femmes dans la perspective de l’atteinte de nouveaux ODD d’ici 2030. En termes clairs, il s’agit des ODD 4 : éducation de qualité, 5 : égalité entre les sexes, 6 : eau propre et assainissement pour tous, 10 : inégalités réduites et 17 : partenariats pour la réalisation des objectifs.

La ministre de l’éducationnationale a expliqué que ce projet qui prend fin en décembre prochain est le résultat de quatre composantes, notamment le renforcement de la qualité de l’éducation de base, la santé reproductive, l’hygiène de l’eau et l’assainissement, ainsi que la prise de conscience de l’importance de l’égalité du genre et l’intégration des indicateurs de santé de la reproduction et de violence basée sur le genre.

À cet effet, Mme Sidibé Dédéou Ousmane a exprimé sa fierté de voir le projet atteindre des résultats pour lesquels les services centraux et déconcentrés de son département y ont contribué.

Nahawa Sangaré

Source : L’ESSOR

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