Diplôme d’études fondamentales : Le report

Des candidats se sont présentés dans certains centres d’examen. Une fois sur place, ils ont appris avec consternation l’annulation de la session pour une date ultérieure. Aucun calendrier officiel n’a été annoncé dans ce sens

Le report de l’examen pour l’obtention du diplôme d’études fondamentales (DEF 2020) était plus ou moins prévisible compte tenu du boycott des activités pédagogiques par les syndicats de l’éducation qui exigent l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.
Initialement prévue, hier, pour s’achever demain, la session du DEF n’a pu se tenir dans notre pays. On parle d’une date ultérieure.

Pour l’instant, aucun calendrier officiel n’a été annoncé dans ce sens. Nos reporters ont fait le tour des centres d’examen des groupes scolaires «Mamadou Diarra» N° 2 de Médine-Coura, «Bahaben Santara» de Korofina sur la Rive gauche et le centre d’examen de «Sabalibougou» sur la Rive droite pour jauger la situation.

Premier constat, globalement les candidats n’étaient pas informés du report de l’examen et se sont présentés tôt le matin au niveau des centres d’examen. On pouvait remarquer un gros contingent de postulants un peu partout.

À Mamadou Diarra N° 2, le grand portail de cet établissement scolaire était grandement ouvert. Les va-et-vient des candidats au DEF attestaient de leur désarroi moral mais surtout de leur déception à ne pas composer. Le président du centre n’était pas sur place encore moins les surveillants. On pouvait également constater l’absence des listes des candidats et des numéros devant les salles de classes.
La cour de l’établissement était envahie d’eaux stagnantes. Toutes les salles de classes étaient fermées à clé.

Au niveau du centre d’examen du Groupe scolaire «Bahaben Santara», quelques candidats consultaient leurs noms sur deux listes affichées au tableau. Ces candidats avaient été repartis entre les centres d’examen de Fadjiguila I et II et Koforina I et II. Mais les salles de classes étaient aussi scellées.

Dès l’arrivée de certains postulants au DEF au centre «Bahaben Santara», un professeur de mathématiques et de physique-chimie se donnait la peine de les orienter vers la liste affichée pour vérification de leurs noms. Le pédagogue s’est empressé de préciser que la liste des candidats a été affichée par simple précaution parce que au cas où, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation trouveraient un compromis pour aller à l’application de l’article 39, le centre serait déjà prêt à accueillir ses candidats.

Sur ces entrefaites, quelques élèves avaient commencé à s’exercer en groupe, certainement pour ne pas oublier certaines notions apprises. À l’exception des vendeuses de nourriture à la porte, le centre d’examen du Groupe scolaire de «Sabalibougou» était aussi vide. Rien n’indiquait qu’un examen se tenait sur les lieux.

Là où on pouvait constater la présence des candidats, ceux-ci exprimaient à qui voulait l’entendre leur mécontentement de ne pas avoir pu faire la session du DEF.

«Je m’exerçais à la maison avec ma petite sœur depuis mars dernier pour préparer cet examen. J’étais psychologiquement prête pour affronter les épreuves. Mais à ma grande surprise, j’ai appris que l’examen a été annulé», a déploré Mlle Mariam Dolo, élève de 9è année, la gorge nouée de tristesse.

Sidi Y. WAGUÉ

Source: Journal l’ Essor-Mali

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