Du Rififi à la Cimenterie de Gangonteri : Marquage à la culotte entre «Indiens» et Maliens

Située à une cinquantaine de kilomètres de la ville Bafoulabé, l’usine de Cimenterie de Gangonterie, dans la Région de Kayes qui a commencé ses premières productions en mars 2013 connaît de sérieuses difficultés liées à la gestion du personnel. Qu’en est-il en réalité ?

 

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La société de cimenterie de Gangonteri  est confrontée à des problèmes tels que  la frustration du personnel due  aux  salaires dérisoires, la grève du personnel qui a occasionné la perte de deux camions bennes, une voiture 4/4  et une maison incendiée par les grévistes. Conséquences : le  licenciement massif des maliens travaillant à l’usine. Cette usine ne respecterait pas, selon certaines indiscrétions, les législations nationales en vigueur. Les travailleurs ne sont pas dans les conditions idoines. «Rare sont des travailleurs  de nationalité malienne qui ont 100. 000 FCFA par mois. L’heure varie entre 150 à 328,25 FCFA. On prélevait 12.500FCFA par  mois sur le salaire des agents qui habitent dans la cité. Ce frais est considéré  comme frais de la location. Dans cette usine, il y a une distinction de race, selon qu’on soit Malien ou Indien, il n’y a pas de syndicat. Le racisme a pris le dessus du bon sens car un ouvrier Indien est mieux payé  qu’un cadre malien dans cette usine», fulmine un cadre malien qui a requis l’anonymat.

 

 

 

Pour en savoir davantage, nous avons approché M. Bakary TRAORE, Gérant de l’Entreprise SITRA  SARL, une entreprise de droit  malien  qui s’occupe de la gestion du personnel à Gangonteri. D’après lui, l’instigateur de cette crise qui couve à l’usine de Gangonteri est un certain Sacko qui se trouve être son ancien collaborateur : «Sack o était un confident. Il s’est retourné contre  ma  personne et c’est lui qui est entrain d’intoxiquer les autres travailleurs en leur faisant croire que je  coupe  l’INPS , l’ITS  sur le salaire  des travailleurs-et que je ne les verse pas. Après vérification, ils se sont rendu compte que ce sont des mensonges».

Par ailleurs, le Gérant de SITRA Sarl reconnaît que les  indiens paient   1 500 FCFA/l’heure. Ce, avant d’ajouter être parti à Kayes avec les Indiens à la demande de l’Inspection Régionale du Travail, en vue de mettre les points sur les «I» : «l’Inspection Régionale du Travail de Kayes  a  mis en demeure les Indiens de payer les manœuvres sur la base de la Convention Collective de BTP en raison de 1 800FCFA/heure. Il n’y a aucune violation par rapport aux procédures de recrutement dans la mesure où les indiens expriment le besoin à l’ANPE et l’ANPE à son tour  procède au recrutement. Je regrette les dégâts que cette grève des travailleurs m’a causés. Ma maison a été attaquée  et brûlée devant les gendarmes», renchérit le Gérant de SITRA sarl.

 

 

 

Rappelons que l’usine de Cimenterie de Gangonteri qui continue ses activités et  produit la marque Diamant, comprend plusieurs départements (département commercial, département PROCESS, CIMENT MILL , Laboratoire , Work Shop , Mine). Malgré tout,  les conditions de  vie des travailleurs  sont précaires et il y a manque d’eau potable à l’Usine. Ce qui, à n’en pas douter, peut être à l’origine de maladies diarrhéiques.

 

 

 

Dans ces derniers temps, la société de cimenterie de Gangonteri  qui vient juste d’être créée, a une mauvaise réputation. Pire, ici, un ouvrier Indien sans expérience est dix  (10) fois mieux payé qu’un cadre malien.

 

 

Rappelons que  Bakary TRAORE  a porté plainte contre les meneurs et souhaite que réparation soit faite si l’on sait que cette gr ève a causé d’énormes dégâts  à son entreprise.

Affaire à suivre

 KHARMANRO

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