Du rififi à l’Union des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (USC-PC) : Des cotonculteurs exigent le départ de Bakary Togola et menacent la prochaine campagne

Nous n’avons aucune intention belliqueuse contre le Gouvernement, encore moins contre le ministère du Développement Rural (MDR). Mais nous tenons tout simplement à ce que soient appliquées les règles qui régissent notre organisation. Sans quoi, pas une seule graine de coton ne sera semée au Mali cette année».

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Nous n’avons aucune intention belliqueuse contre le Gouvernement, encore moins contre le ministère du Développement Rural (MDR). Mais nous tenons tout simplement à ce que soient appliquées les règles qui régissent notre organisation. Sans quoi, pas une seule graine de coton ne sera semée au Mali cette année».

C’est ainsi, à haute et intelligible voix, que le Collectif des Producteurs de Coton, dirigé par Gaoussou Sanogo, réclame plus que jamais le départ pur et simple de l’inamovible Président de l’USC-PC, et non moins Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali, Bakary Togola, de la direction de l’Union des sociétés coopératives de producteurs de coton du Mali.

C’était au cours d’une conférence de presse, tenue à la Bourse du Travail le jeudi 5 mars 2015. Qu’est ce qui est donc à la base de cette fronde contre celui qui semble être protégé par certaines autorités?

Le bureau de l’UC-PC que dirige Bakary Togola est dans l’illégalité totale depuis plus d’une année. Cela est dû tout simplement à l’expiration de son mandat (2 fois 3 ans) commencé en 2007. «La loi au Mali, en matière de coopératives des Producteurs de Coton, stipule que le Président de l’UNC-PC est élu pour un mandat de 3 ans, renouvelable une seule fois, mais force est de constater que le bureau existant a dépassé ce cadre. Il en est à sa 7ème année» a déclaré Gaoussou Sanogo.

S’agissant des élections organisées par le bureau de Bakary Togola, elles n’ont pas respecté les principes directeurs des textes régissant les sociétés coopératives au Mali. Pis, elles sont contraires, selon le collectif, aux textes de l’OHADA que le Mali a ratifiés. Comme l’a conclu d’ailleurs une commission de 3 conseillers mise en place au ministère du Développement Rural dans ce dossier. 22 septembre détient une copie de la note interne élaborée par ces conseillers.

Au cours de la conférence, le collectif a fait le point de sa rencontre avec le Président de la République. Il a aussi soutenu qu’il n’entendait pas lâcher prise. Si les différentes démarches n’aboutissent pas à la reprise de l’élection, les cotonculteurs se réserveront le droit de boycotter tout simplement la prochaine campagne cotonnière, si l’on en croit les indiscrétions recueillis auprès de certains.

Déjà, dans certaines filiales comme Kita, des actions sont en cours pour empêcher que les intrants de cette campagne ne soient stockés sur place. C’est dire que les risques de cette crise sont très grands pour notre pays, qui finance une partie de sa dette grâce au coton.

Il faut signaler que cette conférence de presse a mobilisé des paysans venus de l’ensemble des 4 filiales que compte la zone CMDT. Comme pour dire que tout ce que Bakary Togola raconte sur l’ampleur de cette crise n’est que balivernes. Il revient donc aux plus hautes autorités de trouver une solution à cette situation qui risque de perturber tout un secteur.

Nous y reviendrons!

source :  22 Septembre
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