« Donner un sens à sa vie » : confidences d’un nouveau marié

Il existe un énorme fossé entre la vie de célibataire et celui d’un nouveau marié. Le blogueur Vieux Persie, fraîchement marié, nous livre ses confidences.

 

« Le mariage n’est pas une plaisanterie. Il ne peut être réglé par ceux qui ne rêvent que de cinéma, de cigarettes et de bals. » Cette citation de Seydou Badin, tirée de son roman culte Sous l’orage, ne prend tout son sens qu’une fois qu’on a la bague au doigt.

Faire la mutation de la fougue juvénile qui alimente la vie de célibataire pour s’acclimater avec les aléas et obligations qu’imposent le statut et règlements intérieurs d’une vie de couple n’est pas une mince affaire.

Dépaysement émotionnel

Le mariage assagit l’homme, et ça je l’ai appris à mes dépens tout juste après la mystérieuse évaporation de la bonne senteur du parfum de fraîcheur des nuits de noces.

Ma vie a brusquement changé du jour au lendemain avec le bouleversement de mon agenda personnel et le rétrécissement de ma liste d’amis. Pour preuve, j’ai été ipso facto écarté des virées nocturnes du « grin » et aucun de mes complices des soirées récréatives d’antan ne veut plus faire la java avec moi au-delà de 22h pour ne pas s’attirer les foudres de madame. Cette restriction graduelle de mes libertés individuelles m’a fait vite comprendre que, dans le mariage, notre liberté s’arrête là où commence celle de notre conjointe et qu’il faut bon gré, mal gré s’y faire.

Ce premier dépaysement émotionnel n’a pas été facile à accepter. Comme si cela ne suffisait pas, je devrais aussi apprendre à faire un peu comme Harpagon, c’est-à-dire mettre en place un plan de gestion drastique et judicieux des ressources matérielles et financières du foyer pour mieux arrondir les fins du mois.

Marque d’estime

Toutefois, si tout n’est pas rose dans ma nouvelle vie d’homme marié, j’ai pris des galons sur le plan socio-professionnel avec une grande marque d’estime des autres hommes mariés qui me considèrent désormais comme un alter ego qui a bravement quitté l’arène des persona non grata.

Après des tergiversations, j’ai compris que pour avoir un choix à faire entre le bruit du marteau du célibat et l’enclume des soubresauts du mariage, il faudra au préalable s’armer de courage pour avoir sa destinée entre les mains.

Je ne vais pas me prendre pour un donneur de leçons pour citer les mille et une merveilles du mariage. Mais la seule confidence que je peux faire à un célibataire serait de vite donner un sens à sa vie car le vrai bonheur ne s’explique pas, ça se vit. Donc, carpe diem.

Source : Benbere

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