Dioïla : UN NOUVEAU PROJET POUR LA RESTAURATION DES TERRES ET LA PRODUCTIVITE AGRICOLE

Le lancement du projet pour la Restauration des terres et la productivité agricole (RTPA) dans des communes des cercles de Barouéli, Dioïla et Bougouni, a eu lieu le 16 juin, dans la salle des spectacles de Dioïla, sous la présidence du préfet adjoint, Boubacar Kané. Celui-ci avait à ses côtés le maire de Kaladougou, Mahamadou Konaté, le président du conseil de cercle, Adama Mariko, les représentants de l’ONG CAEB, le directeur national adjoint des eaux et forêts, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD).

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Dans son intervention, le maire de Kaladougou a dit la fierté de sa commune d’abriter cette cérémonie de lancement et souhaité que ce projet soit la solution à l’insécurité alimentaire et au changement climatique.
Le coordinateur des programmes de l’ONG CAEB, Mahamadou Kélépily, a expliqué que le projet RTPA résulte d’un partenariat entre le Programme alimentaire mondial et l’AEDD. Son objectif sur la période 2015-2018 est de conscientiser les producteurs sur les effets du changement climatique, sur la productivité agricole par la mise en place d’un approvisionnement en semences de qualité, sur l’introduction d’une technologie adaptée, l’appropriation et la maîtrise des technologies adaptées à la sécheresse et la restauration des sols.
Le directeur national adjoint des eaux et forêts, le colonel Apollinaire Samaké, a, lui, estimé que le déficit pluviométrique et la surexploitation du milieu de vie par l’homme ont déséquilibré les écosystèmes. Il a préconisé de sensibiliser les populations des trois régions – Koulikoro, Sikasso et Ségou -, notamment les producteurs des 22 villages des 4 cercles d’intervention du projet afin d’amener ces acteurs à faire le lien entre leurs pratiques et la dégradation des terres. Cette prise de conscience permettra de les engager dans la réalisation des activités de défense et de restauration des terres.
Le Programme alimentaire mondial, assure son représentant, accorde un intérêt particulier à la restauration des terres et à la productivité car, au lieu d’apporter de l’aide, il faut plutôt une assistance à la production.
Le superviseur du RTPA, Lamine Tréta, a procédé à la présentation du projet. Il a indiqué à ce propos que la mise en œuvre dans les cercles de Barouéli, Bougouni et Dioïla de 2015 à 2018 a été financée par le Fonds climat et concernera un total de 2 820 producteurs. L’assistance a apprécié une représentation théâtrale sur le phénomène du changement climatique.
Le préfet adjoint a, pour sa part, rappelé l’ancienneté des liens entre le cercle de Dioïla et l’ONG CAEB et le profit que les deux parties ont su tirer de cette collaboration. « Le présent projet est pertinent et important car le changement climatique est malheureusement une réalité, il nous faut préserver notre environnement », a-t-il souligné avant de lancer officiellement le projet.
A. B. COULIBALY

source : L’ESSOR

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