Délégation générale des maliens de l’extérieur (DGME) : Les travailleurs en grogne menacent d’aller en grève de 48 h

Les  deux comités syndicaux de la Délégation générale des Maliens de l’Extérieur (Dgme) à savoir  l’Untm et la Cdtm vont observer un mot d’ordre de grève les 20 et 21 de ce mois. Comme revendications, on note la dotation  en matériel et outils de travail, la formation continue des agents, l’implication de la structure dans toutes les activités du Département…

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C’est à la faveur d’une conférence de presse organisée le mardi dernier  dans l’enceinte de la délégation générale des Maliens de l’Extérieur que les travailleurs de ce service étatique rattaché au Ministère des Maliens de l’Extérieur ont exprimé leur ras-le-bol. La conférence était animée conjointement par les responsables des responsables des deux comités syndicaux représentés dans le service. Il s’agit de Yaya Koné de l’Untm et Hassane Sidibé de la Cdtm.

Dans un exposé liminaire, M Sidibé a  rappelé que la Dgme a été créée par l’ordonnance N°00-046/P-RM du 25 septembre 2000  relue par celle N°2015-038/P-RM du 31 décembre 2015. A cet égard, la structure est chargée, selon lui, d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière d’administration, d’assistance, de protection et de promotion des Maliens de l’Extérieur. A ce titre, a ajouté M. Sidibé, la  Dgme participe à la mise en œuvre de la politique nationale de la migration, assiste à la protection et à la sécurisation des Maliens de l’Extérieur et de leurs biens, en relation avec les missions diplomatiques et consulaires assure la gestion administrative de nos compatriotes vivant hors du pays…Le conférencier, de poursuivre que le service se trouve de fait  amputé de toutes ces prérogatives, lesquelles  sont “exercées par les membres du Département en charge des Maliens de l’Extérieur “.

Ce n’est pas tout, le conférencier a rappelé que, de nos jours, la Dgme passe des moments sombres de son histoire. “L’instabilité résidentielle de la Dgme qu’on peut qualifier de nomadisme (de Koulouba à la Cité administrative, sous les arbres de l’ancien Ministère de la Justice au quartier du fleuve, pour se retrouver aujourd’hui à une maison non adaptée à l’ACI 2000) montre à suffisance la relégation de ce service au second plan par les autorités publiques. Il fut même un moment où le service a été privé du minimum vital, à savoir l’eau et électricité et cela, pendant plus d’un mois. Et les conditions de travail se dégradent  progressivement. C’est dû à l’absence ou au mauvais état  d’outils de travail” a dénoncé Hassane Sidibé.

C’est partant de tous ces constats que les travailleurs ont, selon lui, au cours d’une assemblée générale, demandé la dotation de la Dgme en matériels et outils de travail et la mise en état du véhicule de liaison; le renforcement de la connexion internet haut débit, la dotation des agents en motos. Parmi leurs revendications, figurent aussi la nomination des agents  aux postes vacants et dans les consulats du Mali, la transparence dans la gestion morale et financière du service, de permettre surtout au service d’exercer pleinement ses misions et attributions conformément aux textes en vigueur…“La non satisfaction des doléances précitées amènera les travailleurs à observer une grève de 48 heures, les 20 et 21 décembre 2016 ” a-t-il ajouté.

Pour Yaya Koné du comité syndical de l’Untm, la Dgme se vide aujourd’hui de tous ses cadres valables. “Nous avons l’impression que c’est un endroit pénitencier. Et seuls les agents qui ont fauté au Département sont mutés chez nous pour les punir car ils savent que les conditions de vie ici n’ont rien à envier à un endroit carcéral” a ajouté M. Koné

              Kassoum THERA

Source : Aujourd’hui-Mali

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