Début des élections consulaires de la CCIM le 10 mai prochain : Les opérateurs économiques espèrent enfin le retour de la paix et la quiétude dans le monde des affaires

Ainsi, le président de la Coordination des groupements des commerçants détaillants du Mali, Hama Aba Cissé, estime que ces élections viennent consolider la réconciliation engagée entre les acteurs économiques. Alors que le président du Conseil national de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, des services et de l’artisanat, Tahirou Sy, se dit favorable aux innovations apportées pour renforcer le dynamisme de la Chambre.

CHAMBRE COMMERCE INDUSTRIE MALI REFONDATION

Tout opérateur soucieux de la bonne marche du secteur privé ne peut que se réjouir de cette décision d’organiser les élections consulaires de la CCIM. Le collège transitoire est aujourd’hui à plus de deux nans et  je crois que même la transition politique n’a pas durée autant. Ce que je crains, c’est que ceux qui ne sont pas prêts et qui ne le seront jamais demandent un report de ces élections « . Tel est le sentiment qu’anime le président du Conseil national de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, des services et de l’artisanat (CNACISAM) Tahirou Sy et PDG de Syatel Industrie. Cette organisation, regroupant toutes les Chambres consulaires, a été portée sur les fonts baptismaux en fin 2014 avec pour objectif d’être un cadre d’échange pour toutes ces organisations mais aussi de promotion du secteur privé.

Se prononçant sur les grandes innovations apportées dans l’organisation et le fonctionnement de la CCIM par le département de la tutelle, M. Sy a bien apprécié ces nouveautés qui permettent de clarifier certaines situations. Selon lui, l’innovation la plus importante, c’est la division de la section commerce entre les commerçants qui sont à l’impôt réel (qui auront 90% des délégués consulaires) et ceux affiliés au forfait (10%). D’après lui, cette division existait dans l’ancien texte mais n’était pas clarifiée, donc pas appliquée. Désormais, c’est chose faite.

Aussi, il a félicité la décision tendant à réduire au minimum l’utilisation dans ces élections des procurations, qui sont sources de beaucoup de difficultés. » Il faut que l’on aille à des élections apaisées pour que des dirigeants légitimes soient élus, car le monde des affaires a beaucoup souffert de cette crise. Il faut désormais l’entente et la cohésion entre les opérateurs économiques qui mènent entre eux tous les jours la concurrence dans les marchés mais cela ne les empêche pas d’être ensemble. De la même manière, les élections doivent se passer autant pour que le gagnant soit le monde des affaires » a-t-il conclu.

Le président de la Coordination des associations et groupements des commerçants détaillants du Mali, Hama Aba Cissé, par ailleurs ancien vice-président de la CCIM, adhère bien à la décision d’organiser les élections consulaires. Son organisation espère que le principe convenu, lors du début du processus de transition, c’est-à-dire que le président du collège transitoire ne sera pas candidat, sera respecté. Malheureusement, nul part dans les innovations, on ne fait allusion à une interdiction de la candidature des membres du collège transitoire.  Cependant, certains opérateurs économiques estiment que le président du collège transitoire et son équipe, qui ont fait un bon travail, feront preuve de bon sens en ne se portant pas candidats à ces élections pour ne pas créer de frustrations et réveiller les vieux démons.

Hama Aba Cissé est convaincu que ces élections doivent permettre de consolider le processus de réconciliation entamé entre les opérateurs économiques. Il en veut pour preuve l’initiative intervenue entre son organisation et le groupement des commerçants du Mali dirigé par Soya Golfa, formalisée par une rencontre le mercredi, dernier à l’ex-siège du Patronat.

Youssouf CAMARA

Source: L’indépendant

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