‘’De nos deux ‘’Ayatollahs’’ Bouillé et Mahmoud Dicko : Lequel des deux est le moindre mal ?

Du Kaimé à Nioro du sahel, à Baco-Djicoroni, ici à Bamako, deux leaders politiques cachés sous le manteau de la religion, profitant des difficultés socio- économiques des Maliens et jouent gravement avec la vie de notre pays de notre existence. 

 

De 2018 tout près à ces derniers jours, personne ici ou ailleurs n’a entendu  la voix de l’un des deux audible sur la situation précaire dans la laquelle vit notre pays, notre nation. Aucun des deux à ce jour encore n’a usé de son influence de leader politico- religieux sur le vécu sécuritaire des Maliens pourtant, il est vrai qu’ils sont écoutés et respectés. Dans une très récente lettre ouverte, nous faisions appel à l’Imam Dicko afin qu’il s’implique fortement dans l’affaire de l’enlèvement de Soumaila Cissé. La force de notre appel du pied a fait que les politiques de l’opposition se sont transportés à son domicile pour la même cause. Il le leur avaient fait justement rappelé de cette émouvante lettre qui selon lui et à nous rapporter par Choguel à l’occasion d’un échange téléphonique le lendemain de leur audience au domicile de l’Imam à Baco- Djikoroni. Ne parlons pas de M’Bouillé Haidara.  Aucun écho d’un quelconque appel venant de sa part à l’endroit de personnalités africaines en lien avec la situation de notre pays. Et pourtant que font ces deux personnalités depuis. C’est vrai que les législatives dernières malheureusement ont été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase, législatives qui servent  inconsidérément aujourd’hui à leur levée de boucliers, à leur volonté de mettre notre république entre parenthèses.

Nous leur avions donné la main, ils bondissent sur  nos bras et nous voilà à leur merci.

D’une crise socialement et  politiquement  gérable, nos deux ‘’deux hommes de dieu’’, jouent avec un feu destructible, celui de l’anéantissement des valeurs républicaines de notre pays. La démission du président de la république et de toutes autres institutions. Le vœu funeste d’un petit groupe politique qui ne sait plus comment se réaliser et qui, ventre à terre à rallier des associations politico- islamistes qui, profitant de nos difficultés sociales et sécuritaires, veulent le pouvoir à défaut de ne pouvoir jouer aux putschistes à l’image de Iyad Ag Ghali par exemple. La tête du président de la République ou rien, la Cour Constitutionnelle ou rien, l’Assemblée nationale ou rien. Une volonté fermement affichée de renverser le régime démocratique et républicain du Mali. La CEMAS pour le nommer. De l’autre leader politico- religieux, M’Bouillé Haidara, après bien entendu réussi à susciter l’ire des Maliens contre un des Premiers ministres de la république, revient à la charge. Il demande la mise à l’écart d’un élu national, l’honorable Karim Keita et le départ du président de la Cour Constitutionnelle. Ces deux Maliens se donnent l’image de super hommes, des dessus des lois de la république. Ils sont prêts à tout pour remettre le pays à genou après la brève parenthèse de 2012 qui d’ailleurs a plus que brisé  le pays.  Les institutions renversées, leur ardent désir, ils se fichent bien entendu de ce qui adviendrait, oubliant que notre existence actuelle n’est liée qu’à la bonne volonté des partenaires internationaux, nos amis venus d’ailleurs. Mais voilà que, comme un seul homme, les maliens qui ont senti le vent destructeur sur le point de souffler sur le pays, se sont mis débout et depuis s’érigent en boucliers contre l’épée de la destruction que brandit ces deux leaders politico- religieux. Mais, en face, plus que déterminés, les Maliens sont là et ne céderont à aucune des exigences deux leaders politico-religieux.

À suivre

Cheick Alpha Sow

LE COMBAT

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