Daouda Kane, maire de la commune rurale de Dio-gare : « La mairie ne perçoit rien comme patente et taxe de la part de la cimenterie Diamond de DIO »

La commune rurale de Dio Gare abrite l’usine de Cimenterie de Marque Diamond installée depuis l’année 2008. Mais la mairie ne perçoit rien comme patente et taxe de la part de l’usine de cimenterie Dimond de Dio, qui est une usine de transformation et de production de ciment.

Les populations ne ressentent pas    l’impact  de la cimenterie sur le plan de développement  économique,  social et  culturel,  car  le chômage des jeunes  est récurrent. Les travailleurs de ladite usine ne sont pas dans les conditions.    Cette usine indienne exploite les travailleurs. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Daouda KANE, maire de la localité.

MALI SADIO : Où se situe Dio et qui êtes-vous ?

DAOUDA KANE : La commune rurale de Dio  Gare est située à près de 37 km  de la capitale Bamako. Elle relève du cercle de Kati, région de Koulikoro.  La population de la commune rurale de Dio Gare est estimée à 9729 habitants sur une superficie de 180,2km2. Elle  comprend 7 villages.  Les  principales activités  sont : l’agriculture, l’élevage, le  maraichage, le petit commerce etc. La commune est administrée par 11conseillers communaux. Je m’appelle Daouda  KANE, maire de la commune rurale de Dio Gare.

MS : Comment se porte  la commune rurale de Dio Gare?

DK : Ma commune se porte très bien, puisque nous avons eu beaucoup de partenaires au développement et le Gouvernement du Mali à travers l’ANICT. Chaque année, nous bénéficions de la subvention ANICT. Nos partenaires nous ont aidés par  rapport à la réalisation de nos projets. La commune rurale de Dio Gare a bougé de 2009 à nos jours.

MS : Parlez-nous quelques unes de vos réalisations 

DK : Au niveau de l’hydraulique, nous sommes à  27 forages dont 6 à Dio- Gare ;  3 à Magnabougou ;7 à Dio-village ; 4 à Komi-Komi ; 4 à Diffemou ; 3à Sotoly  et  1 à Kalanzan et deux  châteaux d’eau, notamment 1 à Dio-Gare et  1 à Dio-village. Au chapitre de l’électricification, les deux villages  Dio-Gare et Magnabougou ont l’électricité et les deux villages précités ont eu l’électricité. La clôture de l’école de Dio a été effectuée et dotéé d’une salle informatique équipée   et d’un marché. La construction du barrage à Dio-Ba à hauteur  de 120.000. 000 FCFA est en cours de réalisation. Nous avons construit 9 salles de classe grâce à nos partenaires, dont 3 salles de classe à Dio-Gare, 3salles de classe à Dio- Village et 3 salles de classe à Diffemou.

Nous  avons aussi construit deux maisons de Dieu ; l’une à Magnabougou et l’autre à Dio-Bouatoubougou(Dio- Village). De mêmes trois hangars au marché de Dio –Gare, le centre d’état civil à Dio-Village  et la salle d’archivage à Magnabougou sont l’œuvre de notre équipe. A cela s’ajoutent la construction de la maison des jeunes à Dio-Gare et  l’électrification de la mairie de Dio-Gare par des panneaux électriques.

Toutes les victimes d’expropriation pour  l’installation de l’usine de cimenterie de Dio ont été indemnisées sous mon mandat. Je profite de votre micro pour    remercier  Bassary TOURE et  tous les autres partenaires sans lesquels ces réalisations n’auraient pas  eu lieu et pour leur rendre  un vibrant hommage.

MS : Quel est l’impact de l’usine de la cimenterie Diamond de Dio sur le développement économique, social et culturel de la commune rurale de Dio-Gare ?

DK : Le développement de toute commune repose sur le paiement des taxes et redevances, l’emploi des jeunes. L’usine, depuis son installation en 2008 jusqu’à aujourd’hui, n’a rien payé à la mairie comme taxe. C’est une difficulté. Il y a le chômage de nos jeunes qui s’accentue. Nous n’avons pas ressenti l’apport de cette usine sur  notre développement. Tout dépend du début, quand les contrats sont mal négociés.  Même si elle a construit 6salles de classe dont 3 à Magnabougou et 3 à Diago, cette année.

MS : Quelles sont les difficultés auxquelles votre commune est confrontée ?

DK : Notre commune est confrontée au non paiement de la taxe de développement rural et local ( TDRL) et le chômage des jeunes de la commune rurale de Dio-Gare. La  taxe ne bouge pas  du tout.

MS : Votre mot de la fin ?

DK : Je demande à toute la population de la commune rurale de Dio-Gare de se donner la main, pour développer notre commune. J’invite tout le monde à l’unisson.

Propos recueillis par  Y. KONE

source : Mali sadio

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