Dans le couloir de la mort, il dévoile sa double vie à son épouse

Il y a environ 6 mois dans un quartier de Bamako, un secret jalousement gardé a été dévoilé et a ébranlé une famille incarnant l’amour et la stabilité.

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L’homme qu’on désigne par DH a rencontré DA qui est devenue sa femme à l’université vers les années 1980 ; la complicité était la devise de leur couple.

En effet, malgré leur complicité le couple complice a été vite confronté à des difficultés de maternité et la famille de DH concevait mal cet état de fait.

Pour diminuer la pression familiale, DA conseille à DH de contracter un second mariage afin d’apaiser les parents. DH un homme timide et humble répond qu’un enfant n’a aucun impact sur l’amour et le respect qu’il porte à sa femme ; par conséquent, il ne sent nullement le besoin de prendre une autre femme. En ce qui concerne sa famille, il estime qu’elle doit accepter les choses telles qu’elles se présentent.

Cette décision de DH a créé une certaine distance avec sa famille, mais d’un autre côté, a réconforté avec sa femme.

Des années durant et malgré la pression constante de la famille et de la société sur DA à cause de son infertilité, le soutien de son mari est resté infaillible et leur foyer imperturbable. DA était une femme heureuse et comblée. Comme dit un dicton « quand on se sent bien aimé, on ne soupçonne rien »

DH, sociologue de formation et de profession, a su couvrir sa femme d’un amour immense pour camoufler l’existence d’une famille parallèle.

Ce jour où la seconde famille de DH a cessé d’être un secret, était un jour comme d’autres. Comme d’habitude, Monsieur et Madame ont rejoint chacun leur lieu de travail. Soudain, DA reçoit un appel l’informant que son mari a fait un malaise. Immédiatement elle s’est précipitée pour l’accompagner à l’hôpital. Suite à une série d’analyse DH a été diagnostiqué positif à la forme aigue d’une maladie connue de nos adultes et qui le soumet à l’amputation d’une jambe.

Comme le dit un adage, il n’y’a jamais d’effet sans cause ; cette nouvelle de l’amputation a été l’élément déclencheur de la vérité que DH se doit désormais de révéler.

Un moment DA s’est rendue chez elle pour prendre des affaires ; au retour, elle remarque un jeune homme et une dame d’à peu près son âge qui rôdent autour de son mari.

Paniquée par la nouvelle DA est loin d’imaginer une nouvelle plus secouante que l’amputation de son mari et du coup la présence des personnes inconnues n’a pas attiré son attention.

A la fin de la journée, alors que tous les visiteurs rentrent, les deux inconnus sont toujours présents. Tout à coup en présence de tous, le jeune homme reçoit un appel au cours duquel il dit qu’il restera au chevet du vieux, c’est alors que DA s’est posée des questions sur leur identité.

Face à la délicatesse de la situation, DH fond en larme, et fut obligé d’appeler sa femme, pour lui présenter des excuses avant de confesser que le jeune homme présent est son fils et la dame sa femme. Dépassée par cette découverte, DA n’a pu placer un mot. Dès lors, DH n’a fait qu’implorer son épouse et lui confier ses enfants avant de rendre l’âme quelques temps après.

D’après une source sûre, l’homme aurait confié qu’il a connu la femme quelques années après son mariage et que la survenance d’une grossesse l’a retenu auprès d’elle sachant que sa femme ne pouvait lui en donner.  Par ailleurs, l’amour et le respect pour DA l’ont forcé à ne pas lui en parler.

Après le décès, DA a rendu visite à la famille de son mari où elle apprend que le premier fils de son mari âgé de 27 ans est incarcéré à la prison centrale de Bamako. Le deuxième âgé de 24 ans est devenu chauffeur faute de moyens pour poursuivre les études.

Après cette visite, DA s’est servie de ses relations pour sortir de prison le fils de son mari et s’engage à prendre en charge les études de l’autre fils.

Malgré le sentiment de trahison que DA a ressenti à l’annonce de la nouvelle, elle essaie de veiller au mieux sur les enfants de son mari et ne nourrit aucune relation de rivalité avec la femme qui était sa coépouse.

K. Diabaté

 

La rédaction 

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