Salon d’art contemporain de Ségou : UN ENGOUEMENT INATTENDU

Le moins que l’on puisse dire c’est que le  premier salon d’art contemporain organisé le week-end dernier, à Ségou a été une réussite. Il (le salon) s’est ténu précisément du 23 au 25 septembre.

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Le premier succès a été enregistré au niveau de la participation. En effet,  on y a récencé 20 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie, une exposition internationale et 18 expositions en off à travers toute la ville. Les quatre grandes biennales d’art contemporain en Afrique y étaient représentées.
Les œuvres  exposées étaient également de qualité.  Elles appartiennent à plusieurs artistes séniors comme Abdoulaye Konaté, Cheick Diallo, Amahiguiré Dolo, Sira Sissoko et Sinaly Tangara (Mali), Ky Siriki  (Burkina Faso), Ludovic Fadaïro (Bénin) Houda Ghorbel et Wadi Mhri  (Tunisie), George Camille du Seycelles, Dany Leriche et Jean Michel Fickinger (France) Piotr Pucylo (Pologne).
Mais le clou de la manifestation fut l’exposition internationale où une cinquantaine d’œuvres étaient en compétition pour les cinq prix mis en jeu.  Le jury était composé du Pr Yacouba Konaté, critique d’art, d’Hélène Tissières, experte suisse, d’Ousseynou Wade, délégué du Dak’Art et de Mamou Daffé, président du Réseau africain des opérateurs culturel Artérial Net Work et président de la fondation Festival sur le Niger.
Parrainé par le ministère de la Culture,  le premier prix a été enlevé par Géraldine Tobé de la République démocratique du Congo. Il a été remis par l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko. Le prix de la fondation du Festival sur le Niger est allé à la Marocaine Saafa Mazirth. Le prix spécial du directeur du CCK a été attribué à l’Ivoirien Pascal Konan.
Quant aux prix du centre Soleil d’Afrique et celui de la Madina, ils  ont été remis à respectivement à Mohamed Diabagaté et à Mamadou Amadou Keita.
Des dizaines de visiteurs  ont pris d’assaut les salles d’expositions pour admirer les peintures, dessins, sculptures, photos et autres représentations artistiques. Les artistes étaient eux-mêmes surpris par ce engouement.
Le thème de cette édition initiale de Ségou’Art était sobrement intitulé « Promotion de l’art contemporain africain ». La rencontre a également réuni des galeristes, des collectionneurs, amateurs d’art, des critiques autour des œuvres des jeunes talents émergents de l’Afrique et d’ailleurs, non seulement pour les faire connaitre, mais aussi pour engager une réflexion sur le développement des arts visuels en Afrique, et de créer les conditions optimales de leur émergence.
Le salon a permis aux collectionneurs de découvrir le travail des jeunes artistes du continent et de promouvoir l’innovation et la créativité des jeunes talents. Il a été l’occasion d’ouvrir un nouveau type de marché à la production artistique des jeunes talents du Mali et d’ailleurs.
Des locaux de la Fondation du festival sur le Niger où se tenait l’exposition internationale au Quai des arts, les 18 expositions présentaient toutes des œuvres de belles factures.
Le secrétaire général du ministère de la Culture, Angodoly Guindo, a félicité les initiateurs du salon d’art contemporain, qui dit-il, « s’inscrit dans le cadre de la politique de valorisation de l’art contemporain en particuliers et en général des produits culturels du Mali». Selon lui, l’évènement « contribue à la structuration des arts visuels au Mali ».
Pour le coordinateur du salon, Bourama Diarra, le projet, c’est aussi un axe stratégique parmi les identités culturelles majeures choisis dans le cadre du projet « Ségou ville créative ». Le rêve dira-t-il, a d’abord été développé à travers la composante arts visuels des 12 éditions du Festival sur le Niger. De nombreux artistes ont reconnu avoir vendu  plusieurs œuvres au cours de cette édition.

Y. DOUMBIA

 

Source: Essor

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