«Le théâtre est une thérapie qui libère l’esprit humain» dixit Assitan Tangara

Pour soutenir et manifester sa solidarité envers les enfants déficients, l’association Anw Jigi Art (l’espoir), à travers son projet Form’Action, a organisé un atelier de formation sur le théâtre à l’endroit des enfants handicapés, suivi d’une restitution en présence de leurs parents et responsables. C’était le samedi 3 novembre à l’école Amasourds de Koutiala.

L’objectif de cet atelier est non seulement de donner le goût du théâtre à ces enfants mais aussi de leur donner la voix de s’exprimer et d’assurer leur insertion socioprofessionnelle afin de garantir leur avenir pour une relève dans le secteur du théâtre au Mali. Ainsi, la restitution de l’atelier sera un moment pour eux de s’exprimer et de montrer leurs talents devant leurs parents, responsables et connaissances.

Selon le directeur fondateur de l’école Amasourds de Koutiala, Nouhoun Berthé, «nous sommes ravis de la présence de ce projet dans notre école. Ainsi, ce jour sera inscrit dans les annales de l’école.» «Ce projet est une opportunité pour ces enfants de mieux communiquer… Nous souhaitons que notre relation se pérennise ensemble pour l’éveil de ces enfants», a-t-ajouté.

Aux dires de la directrice de l’association Anw Jigi Art, Assitan Tangara, ces enfants de 6 à 15 ans sont sélectionnés dans les écoles d’insertion socioprofessionnelle. Les écoles pour les enfants déficients, les orphelins, les centres de rééducation sont les principaux bénéficiaires de ce projet qui durera deux années.

Il intervient dans dix-huit écoles et centres pour des enfants déficients physiques, additifs, visuels, mentaux à travers le Mali. Un atelier par localité sera organisé, soit un total de dix-huit ateliers sur l’ensemble des années.

«Au Mali, le théâtre est très peu compris et accepté par tous alors qu’elle est une thérapie qui libère l’esprit humain. Cela décourage totalement les acteurs et les pousse à déserter le métier d’artiste pour s’engager dans d’autres domaines. Nous avons commencé avec la région de Sikasso, de Koumantou, de Bougouni, de Zantiébougou, de Zegoua et la clôture est tombée sur la ville de Koutiala. Pour ce faire, un travail de sensibilisation dès la base est essentiel, et c’est ce qui nous motive également à initier ce projet. Nous aimerons avoir plus d’aide afin de pouvoir entamer la phase de Bamako», a déclaré Mme Assitan Tangara.

Ousmane Diakité Envoyé spécial à Koutiala

 Soleil Hebdo

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