‘’La vie de tous les jours à Tombouctou suivi de Maya.’’ : Un livre de restructuration et de la promotion du patrimoine immatériel

La bibliothèque nationale a servi de cadre ce jeudi 17 janvier 2019 au lancement et à la dédicace du tout nouveau livre de l’érudit Tombouctien, Sane Chirfi Alpha Cissé, intitulé ‘’La vie de tous les jours à Tombouctou suivi de MAYA’’ par Innov Éditions. Un livre musée qui rappelle en détail le quotidien envié qui faisait la grandeur de la cité des 333 saints. Étaient présents pour accompagner l’auteur, beaucoup d’anciens cadres, écrivains et chercheurs du Mali et de Tombouctou et plus particulièrement de l’ONG ‘’Savama DCI’’ œuvrant constamment en faveur de Tombouctou et de ses manuscrits.

Devant une salle pleine à craquer, Sane Chirfi Alpha dira qu’il est devenu écrivain par naissance, c’est-à-dire de père en fils, car, il est issu d’une famille très intellectuelle de Tombouctou dont certains membres donnaient déjà des cours dans les grandes écoles. Pour lui, l’écriture est un don de Dieu. Mais, en ce qui concerne ‘’La vie de tous les jours à Tombouctou suivi de MAYA’’, un récit entremêle de poésie, ce livre est une façon de contribuer à promouvoir les valeurs de ce riche patrimoine supranational qui sont très souvent exposées par la jeune génération, les délabrements du développement et de la mondialisation.

Sane Chirfi Alpha expliquera beaucoup de passages de son ouvrage pour faire savoir au public que Tombouctou, ville historiquement reconnue religieuse, a toujours œuvré pour la paix. Mieux, la ville des 333 saints était également la ville mystérieuse, la ville des magiciens et autres qui cohabitaient tous en parfaite harmonie. Il nous enseigne également le sens dont recouvre le symbole de la ville de Tombouctou, Elfarouk (l’homme au cheval blanc). Au lieu de le considérer comme un simple mythe, il faut savoir qu’il s’agit d’un roi investi pour la protection de sa population et qui ne cessait jamais ses patrouilles que lorsque tout le monde s’était endormi dans la quiétude. Un autre exemple de ce combat pour la paix est l’œuvre du célèbre Ahmed Baba qui n’est jamais passée inaperçue. À croire l’auteur, ce n’est pas un fait du hasard si l’ancien président de la République malien, Alpha Oumar Konaré, a choisi Tombouctou pour les cérémonies de la flamme de la paix et à une date tout aussi symbolique, le 27 septembre 1996.

Filifin Sacko, Cheick Tidiane Haïdara et Hamidou Assoumane Fongo Maïga sont tous des écrivains et chercheurs chevronnés du Mali qui ont fait des témoignages confirmés sur l’immense capacité de l’auteur, son engagement aussi bien que la richesse de l’œuvre ‘’La vie de tous les jours à Tombouctou suivi de Maya’’ d’où l’importance pour la jeune génération de s’y intéresser impérativement pour se ressourcer.

En tout cas, leur présence a donné à la salle pendant un bon moment, une ambiance intellectuelle autour de la ville mystérieuse de Tombouctou, une véritable source de connaissance.

D’autres témoignages ont souligné le combat de Sane Chirfi pour la promotion du patrimoine historique de Tombouctou en dehors de l’univers de la littérature comme le fait de faire très souvent le guide bien avant l’écriture . Sane a aussi accepté d’être un trait d’union entre les Tombouctiens de la diaspora et ceux du bercail au moment où ils en avaient le plus besoin.

ISSA DJIGUIBA

Source: Le Pays

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *