Gouvernance de la Culture en Afrique: vers la mise en place d’un baromètre des politiques culturelles

Le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye DIALLO, a présidé, ce lundi 2 décembre 2019, l’ouverture des travaux de la réunion pour la mise en place du baromètre de la gouvernance des politiques culturelles au CICB. Organisée par le ministère de la Culture, à travers la direction nationale du patrimoine avec le soutien financier de l’UNESCO, ces réflexions permettront de donner un contenu à la mise en place du baromètre de gouvernance des politiques culturelles en Afrique.

 

Cette rencontre regroupe, pour deux jours, les secrétaires généraux des départements en charge de la culture, les experts venus de plusieurs pays dont : le Mali, Tanzani, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du sud, le Burkina Faso, le Mozambique, l’Angola, l’Ethiopie.
A travers cette rencontre, il s’agit pour les participants de donner un contenu qui permettra d’élaborer les outils fondamentaux du baromètre en vue d’apprécier et de proposer des pistes d’amélioration des mesures et politiques culturelles dans toute l’Afrique.
En metatant en place de ce dispositif, il s’agit pour les acteurs culturels du continent de traduire en acte concret la vison politique exprimée dans l’Agenda 2063 de l’Union Africaine : ‘’l’Afrique que nous voulons’’. Notamment en élaborant des stratégies pour atteindre les 12 objectifs définis dans la Charte de la Renaissance Culturelle Africaine.
Dans son intervention, le Représentant résident et chef de bureau de l’UNESCO à Bamako, Edmond MOUKALA, s’est félicité du fait que le Mali vient d’être admis au niveau du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO.
A la suite de ce dernier, le ministre de la Culture a souligné que l’Afrique est l’un des continents les plus riches et diversifiés en ressources culturelles, héritées de plusieurs formations politiques ayant légué d’innombrables vestiges archéologiques et historiques, et d’impressionnants éléments immatériels, fruits du génie créateur humain. Au niveau mondial, certains de ces biens et éléments culturels, reconnus d’intérêt historique, architectural, culturel et spirituel, sont inscrits sur les Listes du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cependant, dans le contexte socioculturel actuel, le constat est que la richesse culturelle africaine contribue très peu au développement et subi durement les nouveaux défis de l’heure tels que l’émigration, les changements climatiques, la dégradation de l’environnement pour ne citer que ces cas.
L’enjeu commun étant de faire de la culture, un moteur de croissance et un levier de développement économique et social. Dans cette perspective, il importe pour le ministre de sortir la culture, les arts et le patrimoine de nos musées et, au lieu que cet héritage soit un objet de nostalgie, qu’il soit plutôt opérationnalisé et capable de générer des revenus et des emplois, et mieux, de générer du bonheur humain durable.
Pour ce faire, l’adoption par le Mali, voire même par l’Union Africaine d’un cadre normatif permettant à la fois d’apprécier la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et d’évaluer la mise en œuvre des politiques culturelles des pays africains, devient ainsi une activité nécessaire en vue de relever les défis pressants de l’heure.
Lesquels défis ont pour noms : l’augmentation du pourcentage du budget national alloué au secteur de la culture dans chaque pays ; l’insertion de la culture dans les programmes, projets et plans de développement nationaux et de coopération internationale, etc.
Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

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