12è édition de la Rentrée littéraire du Mali : Sous le signe des innovations

«Un peuple qui lit, est un peuple qui reste debout sur le socle de ses valeurs, un peuple qui résiste et triomphe de toutes les formes d’obscurantisme». C’est par ces mots que la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo a lancé, hier au Musée national, l’ouverture officielle de la 12è édition de la Rentrée littéraire du Mali. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont le représentant de la Délégation de l’Union européenne (UE), Salvador Franca et du chargé d’affaires de l’ambassade de France au Mali, Didier Maze.


Cette 12è édition de la Rentrée littéraire qui doit prendre fin le 23 février aura lieu simultanément à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou. Le thème retenu : «petites histoires et grands récits.» Les activités de cette rencontre qui réunit les écrivains venus de plusieurs continents sont, entre autres, les cafés littéraires, les lectures, les dédicaces, les tables rondes, les débats, les ateliers, les spectacles. Ce n’est pas tout, le directeur de la Rentrée littéraire, Ibrahima Aya, a indiqué qu’il y aura également la Journée du livre, la bibliothèque de la Rentrée littéraire qui va rassembler les livres des auteurs invités et la librairie de la Rentrée littéraire. Ces innovations, expliquera-t-il, permettront d’apporter le livre à la rencontre du public.
Parlant du thème, Ibrahima Aya a espéré que la Rentrée littéraire permettra de faire des récits de la crise que vit notre pays.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre de la Culture a rendu hommage aux partenaires nationaux et internationaux, dont les efforts conjugués, dira-t-elle, ont rendu possible l’organisation de l’évènement. Selon elle, la Rentrée littéraire a permis d’obtenir certains succès, notamment la promotion des auteurs et des œuvres. «Vous avez réussi à créer, à travers ces différentes rentrées, un espace et des moments privilégiés de débats et de questionnements sur les rêves d’hier, les réalités, bien souvent tragiques, d’aujourd’hui et les enjeux de demain», a souligné Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, avant d’exhorter tous les acteurs culturels à agir à l’unisson pour le rayonnement culturel de l’Afrique. Pour la ministre de la Culture, le monde littéraire est l’un des maillons forts des chaînes de valeurs culturelles pour l’atteinte des objectifs nationaux, régionaux et continentaux.
Elle rappellera que son département a mis en place une Commission nationale de réflexion sur l’élaboration de la Politique nationale du livre et de la lecture. Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo s’est, ensuite réjouie du thème en indiquant : «Les récits nous informent, nous forment et souvent même nous transforment». Le travail littéraire, ajoutera-t-elle, constitue une ouverture sur la culture de la paix et de la compréhension mutuelle, gage de tolérance, de cohésion sociale et du vivre ensemble.

Mohamed D. DIAWARA

Source: Journal l’Essor-Mali

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