CRISE SECURITAIRE AU MALI : Le Club malien pour la convergence monte au créneau pour dénoncer la duplicité

« Ils veulent effacer le i du Mali pour que ça devienne mal». C’est par cette phrase que le leader du Club Malien pour la convergence (CMC) a ouvert une conférence de presse ce samedi à son siège à Magnambougou.

Le Club malien pour la convergence (CMC) qui lutte depuis plusieurs années pour la cohésion sociale a rencontré les hommes de medias ce week-end afin de donner sa position sur la crise qui secoue le Mali depuis plusieurs années.

Moussa Bamba, secrétaire général de l’association n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer ce qu’il appelle « le marché de dupe ». Au cours de cette conférence, le CMC a tenu à se désolidariser de ceux qui croient à un conflit intercommunautaire au Mali. Pour M. Bamba, la crise malienne est alimentée par des personnes mal intentionnées qui agissent dans l’ombre et rejettent la faute sur d’innocentes populations. Le cas des groupes séparatistes du Nord en dit long. « Comment une minorité peut-elle battre toute une armée nationale, composée de milliers d’hommes et de femmes ? », s’est interrogé le conférencier. Après les velléités indépendantistes et islamistes, qui se sont soldées par des échecs, l’ennemi revient avec un nouveau concept et cette fois-ci au centre du pays. Que revendique-t-on au centre du Mali ? Cette question demeure sans réponse car depuis le carnage d’Ogossagou et l’hécatombe de Sobane Da en passant par d’autres barbaries, personne n’est inquiétée par d’éphémères ouvertures d’enquêtes. Il est temps qu’on dise la vérité aux Maliens. Le sang a trop coulé et on ne connait pas quand ça va s’arrêter. Le secrétaire général du CMC appelle le gouvernement à assumer sa responsabilité devant l’histoire car le président a le mandat du peuple pour le protéger durant 5 ans. Aucun malien ne peut garder le silence devant les carnages qui se perpétuent et qui se généralisent. Tout le Mali garde son souffle et se demande impuissamment « à qui le tour ?». Sommes-nous devenus des moutons qu’on envoie à l’abattoir, s’est interrogé le conférencier. Tout ce qu’on demande aux premiers responsables de ce pays, c’est d’arrêter la duperie, le mensonge et la duplicité. Les Maliens veulent connaitre l’ennemi afin de l’affronter ouvertement comme le stipule l’hymne national : « si l’ennemi découvre son front au-dedans ou dehors, debout sur les rempart, nous sommes résolus de mourir pour l’Afrique et pour toi Mali». Il est vraiment temps de passer des discours aux actes afin d’empêcher le Mali de devenir le nouveau Rwanda des années 1994. Les dogons et les peulhs ont cohabité en parfaite symbiose depuis des siècles. Ils se sont toujours porté secours mutuellement. Les arguments propagés laissant croire qu’il y a un conflit entre ces deux communautés ne sont que mensongers. On ne demande pas aux politiciens d’aller combattre l’ennemi mais d’aider les Maliens à l’identifier afin de le bouter hors de nos frontières.….Lire la suite sur Aumali

Yaou Kawélé

 

Source: L’Indicateur du renouveau

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