Contribution : prolongation «Débat Politique» du jeudi 4 février 2015 sur Radio Klédu

Je commence par les remerciements à la Radio Klédu pour l’initiative de cette émission qui nous permet de nous faire une bonne opinion sur certains sujets évoqués sur le plateau. Aussi, les remerciements vont à l’endroit de l’animateur de l’émission Kassim Traoré et toute son équipe, sans oublier le président Soumaïla Cissé de l’Urd et non moins chef de file de l’opposition malienne, dernier invité (jeudi passé).

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En effet, c’est avec un intérêt particulier que j’ai suivi comme des milliers d’auditeurs l’émission du jeudi que j’ai trouvée très intéressante par rapport à des sujets évoqués. Cependant, ma surprise a été premièrement de constater tout au long du débat que c’est maintenant et seulement maintenant que nos nouveaux opposants ont compris la nécessité de faire les choses autrement et deuxièmement, de comprendre la pertinence de l’opposition dans une démocratie. Est-ce parce qu’ils sont écartés de la gestion des affaires qu’il faut gérer autrement en maintenant leurs cadres à leurs postes ? Ces derniers n’ont-ils pas remplacé d’autres en leur temps ? S’ils étaient toujours au pouvoir, allaient-ils penser qu’il ne fallait pas reprendre les insuffisances du passé ? Je ne crois pas.

Pourtant, le cas du président des jeunes de l’Urd, maintenu dans l’une des Institutions prestigieuse, méritait d’être évoqué par le président Cissé. Toute chose que j’ai appréciée de la part du président de ladite Institution, en dépit des agissements de certains de son parti. Et nous autres qui ne militons dans aucun parti et pourtant citoyens compétents de ce pays ? C’est probablement de cette indifférence dont il a voulu parler en invoquant le cas du jeune du Rpm qui est venu le voir.

Certes, il évoque une question intéressante, mais ce n’est ni les régimes Adéma, Rpm et Urd qui pourront mettre fin à une telle pratique. À Monsieur Cissé de nous dire ce qui différencie l’Urd des deux autres cités (Adéma et Rpm). En septembre 1999, le doyen Seydou Badian, lors d’une interview accordée à l’Ortm, a expliqué comment le président Modibo Kéïta avait nommé à l’époque Kadari Bamba à la tête de la Sonatam, malgré le fait qu’il savait que ce dernier animait un parti clandestin au Mali.

Son critère pour cette nomination était qu’il s’agissait d’un Malien compétent, d’une probité morale incontestable et prêt à servir le Mali et non un parti quelconque. Toujours, parlant de tourner le dos aux précédentes mauvaises pratiques, que pense le président Cissé du plus grand «transhumant» qui a atterri dans son parti en cette fin d’année 2014 ? La transhumance politique n’est-elle pas une grande plaie pour la démocratie ? Quel est le point de vue de l’Urd sur la question ? Je souhaiterais avoir la réponse de Monsieur Cissé sur son rôle éventuel à la mise sous embargo du Mali en 2012.

Monsieur Cissé, avez-vous joué un rôle quelconque dans le plaidoyer à mettre le Mali sous embargo ? Si oui, pourquoi ? En dépit de tout ce qui pouvait se passer, était-il nécessaire pour un patriote de jouer un tel jeu ? Et aujourd’hui, vous appelez de tous vos vœux à une concertation de tous les Maliens et pourquoi maintenant ? Aujourd’hui, le Burkina est cité, mais pensez-vous que si les Maliens s’étaient retrouvés depuis avril 2012, seraient-ils incapables de trouver les solutions à leurs problèmes ?

Des auditeurs ont accusé l’opposition de ne rien dire à la Minusma, c’est sans comprendre que le plaidoyer pour des forces étrangères au Mali est aussi un plan de notre opposition d’aujourd’hui. à ce titre, il serait très difficile que vous puissiez dire quelque chose à cette dernière. Le président Cissé, en dépit de vos grandes qualités de financier, gestionnaire, quelles ont été les incidences positives de vos budgets excédentaires sur l’école, la santé, l’alimentation, le logement, l’armée, bref, sur le quotidien du Malien ? Quelles sont vos recettes pour développer le Mali sans les appuis de la Banque mondiale et le FMI en plus d’autres pour le développement du Mali, puisque vous semblez être un adepte de ces institutions ?

À la jeunesse, ne comptez pas sur ces politiques pour votre avenir. Ils ont besoin d’électeurs et sachez que votre engagement peut tout changer. Il suffit de comprendre et de croire que vous êtes une force pour que les choses changent. Je souhaiterais, au besoin, avoir des réponses à chacune des questions posées dans ce message, car je vous avoue que non seulement je n’ai pu avoir la ligne, mais aussi, je n’aurais pas eu le temps de poser toutes ces préoccupations.

Enfin, je dis à toute la classe politique du Mali que c’est à cause d’eux que le pays souffre. Et de 2012 à ce jour, je n’ai pas entendu des EXCUSES d’un chef de parti pour tout le mensonge et toute la souffrance infligée au Peuple malien. Que Dieu Bénisse le Mali ! Merci.

Issiaka Gouro SANOGO

 

(Militant CAD-Mali)

Source: Le Reporter

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