Contre la malnutrition chronique des enfants : Mme Baranga Gasarabwé sur les falaises de Bandiagara

Trois agences du Système des Nations-Unies au Mali évoluant dans le domaine des actions humanitaires (UNICEF, PAM et FAO) ont mis en œuvre un programme conjoint de lutte contre la malnutrition chronique dans le cercle de Bandiagara.

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Afin de s’enquérir des impacts dudit projet conjoint, Mme Baranga Gasarabwé, la Représentante spéciale de l’ONU et non moins Coordinatrice des actions humanitaires du Système des Nations-Unies, a grimpé les falaises de Bandiagara, pour poser ses valises dans le village de Kori-Maoundé. Et la satisfaction était de taille !

Ladite mission a été effectué courant semaine dernière ; précisément dans la journée du mercredi 16 novembre dernier. C’était dans le cadre de la visite de haut niveau du projet conjoint de lutte contre la malnutrition chronique dans la Région de Mopti afin de s’enquérir des résultats sur le terrain dudit projet initié par l’UNICEF, en partenariat avec les agences du Système des Nations-Unies au Mali dont le PAM et la FAO.

Mme Baranga Gasarabwé était accompagnée par les Ambassadeurs et Représentants diplomatiques des pays donateurs au Mali (Canada, Espagne, France, Allemagne, UE, USAID) en plus des patrons de l’UNICEF-Mali, PAM-Mali et FAO-Mali.

Les autorités maliennes y étaient représentées par le Directeur de la Coopération multilatérale, Modibo Traoré.

En effet, cette urgence de santé publique touche près d’un enfant sur trois de moins de cinq ans (30%), selon l’enquête effectuée par «Grappes à indicateurs multiples» (MICS) 2015.

Afin d’apporter une réponse adéquate à cette crise silencieuse, l’UNICEF, le PAM et la FAO ont mis en œuvre, depuis juin 2015, un programme conjoint pour lutter contre la malnutrition chronique dans la Région de Mopti. Ce partenariat couvre huit communes rurales du cercle de Bandiagara dans une approche multisectorielle. Il vise à mettre en place un paquet d’interventions complet dans les communes ciblées, avec une complémentarité des champs d’expertise de chaque agence, permettant de lutter efficacement contre la malnutrition chronique.

La Coordinatrice Humanitaire, hôte du village de Kori-Maoundé

Sur le terrain, au village de Kori-Maoundé, Mme Baranga Gasarabwé, la Coordinatrice Humanitaire et des Ambassadeurs des pays donateurs (Belgique, Canada, Espagne, France, Japon, Suède) avec des Représentants de l’Union européenne, de l’USAID, …, ont sillonné les axes d’intervention du projet. Le centre de santé communautaire et l’école du village hôte ont été tous visités.

A l’allure d’un vrai parcours sportif, sous un véritable bain de foules offert par une population émerveillée par les bienfaits dudit programme des agences des Nations-Unies, Mme Baranga Gasarabwé a pu se rendre compte des changements apportés dans la localité par le projet. Elle s’est montrée très marquée par le fait que les populations se sont appropriées réellement des résultats du projet et se sont engagées à prendre la relève une fois arrive le départ des initiateurs du programme.

Et elle a hautement apprécié la vie communautaire de la localité. «C’est vraiment historique. Surtout quand on grimpe les falaises de Bandiagara. C’est une découverte d’une bonne organisation communautaire», a témoigné Mme Baranga Gasarabwé.

Parlant de la réussite du programme conjoint, elle déclare aussi : «Bandiagara vient de nous montrer aujourd’hui qu’avec tous les efforts qui ont été effectué qu’il y a eu des résultants probants. On vient de voir qu’il y a des avancés extraordinaires». Ces observations concernent le renforcement des dispositions dans le domaine de la nutrition, de l’éducation, de la résilience, de l’eau-hygiène et de l’assainissement.

Des enfants éduquent la population !

Dans une famille qu’a visité Mme Baranga Gasarabwé, l’assistance a été marquée d’apprendre que ce sont les enfants qui apprennent à tous les membres de cette famille les bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.

«Nous avons appris beaucoup de choses de par nos enfants qui vont à l’école. Ces enfants qui vont à l’école et qui reviennent, ils nous disent qu’il faut se laver les mains au savon avant de manger, qu’il faut nettoyer la maison, adopter les bonnes pratiques de l’hygiène, de l’assainissement, etc.», a informé Fatoumata Dégogua à la délégation onusienne. Fatoumata Dégogua, est une des deux épouses de la famille que Mme Baranga Gasarabwé a rencontrée sur les falaises. Elle a révélé que les enfants transmettent dans leurs familles respectives tous ce qu’ils reçoivent sur la nutrition, l’éducation, l’eau-hygiène-assainissement. Comme pour magnifier la réussite du programme conjoint au niveau de l’école fondamentale du village de Kori-Maoundé. D’ailleurs, auparavant, la Délégation a été bien accueillie par le gouvernement des enfants de ladite école. Le Premier Ministre dudit gouvernement des enfants a été, on ne peut plus clair, éloquent. Ses Ministres de l’Agriculture, de l’Assainissement et l’Education ont fait visité la délégation respectivement le jardin potager, les toilettes et les classes de l’école.

Emue, l’Hôte de marque du jour a noté que ces enfants pourraient être les futurs   dirigeants du Mali. «On ne peut que vous accompagner à ce processus. Ce qui vient de me frapper de plus, c’est le fait que ces enfants, auxquels on a rendu visite avec leur gouvernement des enfants, ont pu parler et s’exprimer. Et le rêve de ces enfants c’est un jour de devenir des dirigeants de ce pays. Donc, on est en train de préparer une génération de futurs dirigeants de ce pays », a-t-elle retenu.

Par ailleurs, la Coordinatrice des actions humanitaires a estimé que des bons résultats sont enregistrables contre la malnutrition à travers la sensibilisation. « Donc, à travers une sensibilisation énorme on peut arriver à de bons résultats. Le fait que les enfants sensibilisent leurs mamans est quelque chose que je pars bien ravie de cette démonstration », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter qu’«il faut que le futur de l’Afrique se passe sur ses enfants qui sont en train de naitre maintenant. Et qui doivent être bien nourris, bien éduqués avec des valeurs qu’il faut pour être des bons dirigeants de demain».

Faut-il noter que Mme Baranga Gasarabwé n’a pas raté l’occasion de se faire narrer l’historique du pays Dogon et surtout de profiter quelques sites historiques et touristiques du village de Kori-Maoundé dont le célèbre vestibule «Le Togouna».

Oumar Diakité, Envoyé Spécial

Source: LE COMBAT

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