Consulat du Mali en France : Le Père de Ras Bath règle la situation

Après des séances d’âpres discussions avec la diaspora malienne dans la capitale, notamment le Collectif « Mains propres », Monsieur Mohamed Aly Bathily est arrivé à instaurer un climat de dialogue avec nos compatriotes de France autour de leurs préoccupations : carte NINA, passeport biométrique, question de réadmission…

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Si le siège n’était pas encore levé au consulat, les responsables du collectif ont assuré lundi que cela n’était plus qu’une question de temps.

Il faut noter que les revendications des occupants du consulat, depuis le 23 décembre dernier, sont au nombre de dix-sept points qui ont été égrainés au ministre émissaire.

Les 17 revendications du Collectif ‘’mains propres’’

1. L’abandon pur et simple du système de quota fondé sur le comptage à la porte ;
2. La mise en place d’au moins trois lignes téléphoniques d’information ;
3. La mise à jour permanente du site internet du Consulat avec possibilité de prise de rendez-vous élargie à toute sorte de documents ;
4. L’ouverture au dépôt et au retrait de tous les jours ouvrables avec distribution de tickets jusqu’à midi ;
5. La mise en place d’un dispositif d’identification de tous les agents du Consulat par le biais d’uniforme et de badge avec nom et prénom ;
6. La mise à disposition d’un registre des incidents ;
7. L’ouverture permanente d’au moins un guichet de paiement de 8h30mn à 14h30mn avec possibilité de remise de monnaie ;
8.Le marquage visible du guichet prioritaire pour les femmes enceintes, les personnes handicapées, les Maliens des provinces et les personnes âgées ;
9. Le raccourcissement significatif du délai d’octroi des documents (aucun délai ne doit dépasser une semaine y compris le passeport ;
10. L’indicatif de la date de retrait sur chaque reçu de dépôt et la mise en place d’un système d’alerte et d’information de l’usager en cas d’impossibilité de respect du délai de retrait (SMS, appel téléphonique…) ;
11. Le traitement équitable entre les binationaux et les seuls nationaux désirant se rendre au Mali excepté l’obligation de posséder le passeport malien.
12. La gratuité du laissez-passer pour tout Malien ou Malienne ayant fait une demande de passeport et l’établissement de sa validité auprès des agents de l’aéroport de Bamako jusqu’à la disponibilité du passeport ;
13. L’organisation des fora de sensibilisation des Maliens sur les accords bilatéraux entre le Mali et la France concernant la vie des Maliens de France ;
14. Interdiction de tout système d’intermédiation dans la demande des documents consulaires ;
15. La mise en place ou élargissement du service social et juridique à la protection des Maliens victimes d’accident et ou de bavure de toutes sortes ainsi que l’adhésion à la convention rapatriement de corps comme en disposent les pays du Maghreb ;
16. La rédaction et l’affichage d’une charte de bonne conduite au sein du consulat ;
17. La création d’un poste de médiateur social pour traiter les cas de souffrance sociale ;
Le Collectif est déterminé à suivre la satisfaction des présentes revendications dont la mise en place ne devra sous aucun prétexte dépasser un délai maximum de trois mois.

Après ses homologues des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, et des Maliens de l’extérieur, le Dr. Abdramane Sylla, le choix du gouvernent du Mali a été porté sur le ministre Bathily pour desserrer l’étau autour de notre consulat. Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières est parvenu à se faire entendre des frondeurs, mais  la partie n’a pas été pour lui des plus aisées. En effet, dès son arrivée, le ministre a eu des difficultés pour rencontrer les autorités diplomatiques et consulaires sur place.

De son côté, le Collectif avait posé des préalables pour échanger avec l’émissaire du gouvernement, dont la présentation d’un ordre de mission en bonne et due forme avec la présence à ses côtés des autorités de l’ambassade et consulaires. Face à ces  préoccupations, le ministre s’est voulu rassurant : « Je n’ai pas l’habitude de m’adresser à la communauté en tant qu’envoyé du gouvernement du Mali. Les ministres attitrés à cet effet l’ont toujours fait. Mais cette fois-ci, devant le problème de l’occupation du consulat, ils ont été mis en cause par les occupants qui ont demandé leur démission et leur choix est tombé sur ma modeste personne. Le premier constat que je voudrais dégager ici, c’est que je suis heureux de le faire. Le deuxième constat, c’est que j’ai choisi d’expliquer les problèmes posés et l’approche que le gouvernement a pour l’ensemble de la communauté malienne et non aux seuls occupants du consulat ».

Sur la question du passeport et de la carte NINA, le ministre a informé qu’il n’était aucunement possible de les dissocier l’un de l’autre. Par contre, le gouvernement, qui mesure déjà l’ampleur des préoccupations, a pris des dispositions en vue d’envoyer une équipe de dix personnes avec l’équipement nécessaire pour prendre en charge les besoins.

La diaspora avait son idée sur le bon déroulement de ce processus.

Selon un intervenant, il faut recruter les jeunes compétents sur place, pour des besoins d’efficacité et d’économie.

« Nous voulons que vous recrutez parmi nos enfants ici qui sont allés à l’école qui ont leurs diplômes pour faire le travail de recensement au lieu de nous envoyer des gens qui n’ont aucune envie du travail. Aujourd’hui, le Consulat ressemble au grand marché de Bamako, au Dabanani où c’est seul le business qui paye. Si tu ne banques pas, ton problème n’est pas résolu », a déploré cet intervenant.

Hier lundi dans la matinée, encore le Consulat était toujours occupé par les frondeurs avant d’être libéré dans la soirée. Mais selon un responsable associatif joint sur place, la mission du ministre émissaire a été plus que salutaire. Par conséquent, la levée du siège, confiait-il, n’est qu’une question de temps.

« La présence ou non au Consulat n’a plus d’importance ! Le ministre a rencontré les occupants et l’ensemble de la communauté. Il est resté courtois, poli et serein. Le dossier a beaucoup évolué. Un nouveau consul a été nommé à la suite du passage du ministre, les discussions se poursuivent avec Son excellence Monsieur l’Ambassadeur.

Tapa (président du Collectif) a accepté de lui ouvrir toutes les portes. Quant à l’ambassadeur, il a accepté de prolonger la validité de l’ancien passeport. Cela est fort appréciable ! La levée du siège n’est plus qu’une question de temps », nous assurait le responsable de ‘’l’Association Ondiga’’

Source : maliactu.info

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