Construction anarchique des maisons à Bamako : Le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme promet des mesures

La ville de Bamako fait face à un autre très sérieux problème social au plan d’habitat. Partout, ce sont des constructions anarchiques à travers les quartiers de Bamako et des centres urbains de l’intérieur du pays. Le triste constat découle d’une visite de terrain conjointement effectuée le 6 novembre dernier par Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Moustapha Sidibé, et de son collègue de l’Environnement en charge de l’Assainissement et du Développement Humain Durable, Mme Kéïta Aïda M’Bô. C’est  en Commune IV du District de Bamako. 

Vu la gravité de la situation, le Ministre de l’Urbanisme a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour corriger un certain nombre de comportements des citadins de Bamako principalement. Un caractère d’incivisme frisant la violation des règles dans le domaine de l’urbanisme et de l’habitat.

Cependant, la question qui taraude les esprits est de savoir, à quand et avec quelle méthode ?

De nos jours, la ville de Bamako fait face à de multiples problèmes liés à l’organisation harmonieuse et cohérente du vivre ensemble de sa population. Ce, en ce sens que le comportement des citadins de Bamako face aux textes de la République est devenu un véritable goulot d’étranglement. À cela s’ajoutent les manœuvres des marchands d’illusions en complicité avec les autorités municipales et administratives. Plus grave aura été que, dans la plupart des cas, les plus hautes autorités sont  incapables de remettre les pendules à l’heure. Ce, afin de restaurer la crédibilité de l’État aux yeux du Peuple.

Aujourd’hui, ici à Bamako,  la problématique du foncier est en passe d’échapper au contrôle de l’État. Au-delà du cas des opérations de déguerpissement à Soulemanebougou où l’État a montré ses limites, on s’interroge si les promesses faites par le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Moustapha Sidibé, sont  bel et bien tenables face aux constructions anarchiques dans, par exemple, les secteurs de Tchétchénie et de Bandiagara (Quartier de Lafiabougou),  en Commune IV du District de Bamako. Voilà des constructions qui menacent non seulement les règles de l’urbanisme, mais aussi la vie humaine des occupants. Bandiagara, parce que, dans ce secteur, on voit des systèmes de construction à l’image des falaises du pays dogon à Bamako.

Aussi, la forêt classée, située dans l’emprise de la colline du Point-G, est en passe d’être envahie par des constructions anarchiques.

De façon unanime, les deux Ministres estiment que cela ne peut pas continuer. Donc, ils promettent d’agir énergiquement. Le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme promet de prendre toutes les dispositions pouvant remettre les pendules à l’heure face à ce scénario. Mais ce serait pour quand ? En tout cas, le plus tôt sera le mieux. Il s’agira  de règlementer le domaine en luttant contre le phénomène de laisser-aller dans un pays comme le nôtre où, selon l’ancien Président ATT, depuis l’avènement de l’ère démocratique  l’homme ou la femme malien ne semble avoir peur de rien.

Mohamed BELLEM

LE COMBAT

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