Congrès du Haut Conseil Islamique du Mali : Soufi Bilal Diallo face à Ousmane Chérif Madani Haïdara

La bataille pour le remplacement de l’imam Mahmoud Dicko au poste de président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) est lancée. Le 4ème congrès de la faîtière des associations musulmanes du Mali est prévu ce 20 avril 2019.

Tout commence bien. Si pour certains, ce congrès n’allait pas avoir beaucoup d’enjeux, parce qu’il s’agissait de venir proposer Chérif Ousmane Madani Haïdara à la place de l’imam Dicko. La donne a changé. Puisqu’au niveau de la commission d’organisation, il y a 3 candidatures portées par Cheick Soufi Bilal, Daha Kounta, qui a été après remplacé par Chérif Ousmane Madani Haïdara, et Moussa Boubacar Bah.

Pour la présidence du Haut conseil islamique du Mali, l’article 56 des statuts interdit aux membres de faire de la politique. Or, Moussa Boubacar Bah était le porte-parole du président IBK. Selon plusieurs membres du HCIM, le mouvement Sabati n’est pas une association religieuse. Sabati est un mouvement politico-religieux. Une situation qui pourrait emmener la commission d’organisation du congrès à rejeter sa candidature.

Aujourd’hui, on va vers un face-à-face Cheick Soufi Bilal et Ousmane Chérif Madani Haïdara. Malgré le fait que le Chérif de Banconi soit le candidat du groupement des leaders spirituels musulmans, les observateurs accordent beaucoup plus de chance à Cheick Soufi Bilal Diallo. Ce dernier a toujours gardé sa neutralité face aux hommes politiques, alors que la position politique de Haïdara est connue.

Soufi Bilal, c’est aussi le candidat du renouveau et de la convergence. Avec la situation actuelle du pays, il est bien apprécié par les membres du bureau et mieux, il a toujours dit la vérité entre les deux clans rivaux. Certains pensent que, pour éviter la guéguerre entre les frères ennemis, il faut choisir un homme neutre qui ne soit d’aucun des deux bords. Parce que le principal problème au niveau du Haut conseil islamique du Mali, c’est est la guéguerre entre les tendances sunnite et malikité.

Pour beaucoup d’observateurs, la proximité de Haïdara avec le pouvoir ne saurait lui valoir l’obtention de facto de la présidence du HCIM. D’autant qu’il pourrait retourner sa veste en cours de mandat.

Au niveau des associations membres du HCIM, c’est-à-dire celles qui ont voix au chapitre, qui doivent voter, beaucoup préfèrent la candidature de Soufi Bilal afin que le Haut conseil puisse quitter le terrain politique et s’occupe de la vie des associations musulmanes.

N.S.    

Source: Le Reporter

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *