Conflit foncier à Fombabougou plateau : L’Association Benkadi pointe du doigt le maire Diarha DIARRA et son personnel technique

Le groupe d’Accapareurs de Terres à usage d’habitation composé de Amara KANTE (aménagiste), Issa NIARE, Soma SIDIBE (employés de Bar), Aboubacar Sidiki Diarra (Sapeur-Pompier), Drissa TRAORE alias Mujao (employé de commerce), Jean DACKO (enseignant chargé de musique), Bakary Abou DIAKITE (maître d’anglais), Torodofa Sidi TRAORE, Diawoye TRAORE et Drissa TANGARA, maître coranique est explicitement soutenu par le Maire Diarha DIARRA et son personnel technique notamment Aly BALLO, Drissa KONE et Mohamed SISSOKO respectivement des services des domaines et de l’urbanisme ainsi que le service contentieux de la Mairie de Moribabougou.

 

ASSOCIATION Benkadi relate les faits historiques prouvant à suffisance la complicité sans ambages du maire DIAHRA DIARRA de Moribabougou et son personnel technique : Issa NIARE après avoir démoli la construction et construit la parcelle de Madame DIARRA Aminata TRAORE, avec le soutien du substitut du Procureur du Tribunal de Grande Instance de la Commune I du district de Bamako, Madame DEMBELE Awa KEITA, le tour d’accaparement est arrivé à Damou SACKO et quatre (4) autres personnes membres de l’Association Benkan. Issa NIARE est venu clôturer la parcelle de Damou Sacko au seul motif que ce dernier a soutenu Aminata TRAORE contre lui lorsqu’il avait entamé à la démolition de la parcelle de celle-ci.

Quand Damou SACKO a porté plainte contre lui au Commissariat de Police de Moribabougou, au cours de l’établissement du procès-verbal, Issa NIARE a affirmé que ladite parcelle ne lui appartient pas mais qu’il a reçu procuration de Diakeni Makadji, de clôturer la parcelle. Le propriétaire de champ où se trouve la parcelle, a lui aussi affirmé qu’il n’existe pas de 50 mètres carrés FM sur son champ. Il ajoute qu’il y a eu un jugement au Tribunal de la Commune I qui a débouté Diakeni Makadji de sa demande pour absence de preuves et d’arguments.

Lorsque le procès-verbal (PV) est arrivé au Tribunal de la Commune I, le Procureur Mme MAIGA Habibatou MAIGA a fait un classement sans suite de la plainte pour motif que c’est une affaire civile. Après ce classement sans suite, Issa NIARE a dit qu’il a gagné contre Damou SACKO et est remonté en force sur la colline, continuer ses travaux de clôture sur la parcelle de Damou SACKO mais en se faisant remplacer cette fois-ci par son ami complice Soma SIDIBE.

Damou SACKO a porté également plainte contre ce dernier à la Gendarmerie de N’Gabacoro Droit. Lorsque le Commandant de Brigade Baridian DIAKITE les a écoutés, Soma SIDIBE a  affirmé que la parcelle en question ne l’appartient pas mais qu’il a été commis à la tâche par Issa NIARE. Le CB Baridian a conclu qu’il travaille avec le Parquet et si ce dernier a fait un classement sans suite du premier PV venu de la Police, que lui, il ne peut plus rien. Ainsi, Soma SIDIBE regagne vite le chantier pour finalisation.

Alors qu’au même moment, une requête pour cessation des travaux est introduite par Diakeni Makadji au Tribunal de Grande Instance de Kati contre Damou SACKO. On se pose ainsi la question entre les 3 personnes : Issa NIARE, Soma SIDIBE et Diakeni Makadji, à qui appartient la parcelle contre Damou SACKO ?

De source sûre, Issa NIARE a déclaré à une tierce personne que c’est lui et Soma SIDIBE qui ont acheté la parcelle et qu’ils vont clôturer.

Ces prédateurs fonciers sous le couvert du Cabinet “DIARRA TOPO” représenté par Amara KANTE, présentent un argumentaire qui est l’ordre de mission N°0001/P-CKTI donné par Sadio KEITA, l’ex Préfet du Cercle de Kati et établi le 6 mars 2018. Dans cet ordre de mission, le Préfet a seulement demandé de faire l’état des lieux entre un lotissement rural (série FM) et deux lotissements à usage d’habitation à Fombabougou Plateau mais, il n’a pas demandé au Cabinet DIARRA TOPO qui a mandaté Amara KANTE, de procéder à des opérations de bornage d’application et d’identification des parcelles comme souligne la Note de Service N°012/DKT/2018, sans date du même Cabinet.

Donc, le Cabinet DIARRA TOPO a outrepassé la mission qui lui a été confiée par l’ex Préfet. En outre, comme le Préfet n’a pas précisé dans son ordre de mission, les morcellements dont on doit faire l’état des lieux avec la série FM, le Cabinet DIARRA TOPO a lui-même établi un ordre de mission N°008 DGEDT le 14 mars 2018, dans lequel il précise de faire l’état des lieux de la superposition des morcellements des séries FJ à FZ de Fombabougou Plateau sur le parcellement de la série FM de Fombabougou. Cet ordre de mission a été visé le 16 mars 2018, par Madame CISSE Fatoumata CISSE déléguée d’état civil à la Mairie de Moribabougou.

Après lecture, vous constateriez que ces ordres de mission ne tiennent pas lieu d’un bon ordre de mission. Le préfet n’a pas mentionné les dates de départ et de retour donc, le démarrage et la fin de la mission n’ont pas été mentionnés. Le Cabinet DIARRA TOPO précise la date de départ mais pas celle de retour. Egalement, dans sa note de service susmentionnée, il ne précise pas aussi la date à laquelle cette note a été établie. Toute chose devant remettre en cause l’authenticité de ces documents administratifs dont se prévalent ce groupe de prédateurs fonciers.

Une décision  d’annulation

Concernant la seconde décision d’annulation N°2017-017/CRM du 8 novembre 2017, portant annulation des plans de morcellement FAT, FATA, FDK, MDD, MIL, FTT, WC et WL pour cause de morcellement illicite. Alors que  ces mêmes plans de morcellement ont été validés par le Tribunal Administratif lors du jugement N°503 du 14 décembre 2017. La grosse précise bien qu’il s’agisse des ilots identifiés et ceux non encore identifiés issus du morcellement de la Mairie.

Les deux décisions d’annulation du Maire de la Commune de Moribabougou sont des décisions muettes ; elles n’ont été notifiées ni communiquées à personne même aux géomètres qui ont fait le morcellement de la Zone.

Nous n’allons pas accepter que des décisions muettes soient appliquées sur nous par la force. Nous n’allons pas non plus céder aux chantages et intimidations des prédateurs fonciers.

Nous attirons l’attention des plus hautes autorités sur la situation et nous leur recommandons de s’intéresser à ce dossier et de le faire passer au scanner afin de nous remettre dans nos droits.

Propos rassemblé par Dognoume DIARRA

 Le Confident

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