Combat contre la DESINFORMATION L’Ambassade des Etats-Unis au Mali à l’avant-garde

«Lutter contre la propagation des fausses informations» encore appelées «Fake news» ! Tel était l’objectif visé par un atelier de formation organisé par l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Mali à travers sa section des Affaires publiques. La session a eu lieu les 20 et 21 mai 2019 à l’hôtel Massaley de Bamako et elle été initiée à l’intention des rédacteurs en chef de la presse écrite, audiovisuelle et des médias en ligne.

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Plus de 20 journalistes ont pris part à cet atelier initié par la section des Affaires publiques de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Mali. Durant deux jours intenses de théorie et de pratique, les participants se sont familiarisés avec des outils de recherches et de vérifications qui, dans leur travail quotidien de journaliste, vont leur permettre de vérifier l’information vraie avant de la mettre à la disposition du public.
La session de formation a été animée par deux journalistes togolais, anciens participants aux programmes d’échanges américains, Noël Tadegnon et Sylvio Combey. Les deux formateurs travaillent sur des documents produits et des outils de recherches dans le cadre de la campagne contre les fake news.
Au cours de l’atelier, les participants ont amélioré leurs connaissances sur les nouveaux concepts comme brise-glace (exercice d’information de Fake news; fake news : origine et impacts avec le web et réseaux sociaux) ; Yali Check (des astuces pour détecter les fake news et des outils de vérifications des informations (article, site internet/source). Les formateurs ont mis à la disposition des journalistes des techniques de recherche avancée sur Google/ Google Haching et des outils de vérifications des photos et images à travers des applications.
En outre, les journalistes ont appris des principes de base de tournage et de montage vidéo avec Smartphone. Grâce à ces outils de recherches et de vérifications comme decodex, TinEye, Invid et des applications comme fake image detector, search by image, search everything, Inshot, Kinemaster, vidéoshow, reverse image search, il est très facile d’identifier des fausses informations.
Pour les formateurs, la meilleure façon d’empêcher et de lutter contre les fake news «c’est de DOUTER de tout et chercher à tout VÉRIFIER». Surtout en ce qui concerne les sites d’informations, il faut toujours les observer et les analyser. Qu’il faut toujours pousser les recherches et les vérifications pour avoir des résultats pertinents et fiables.
Cet atelier a permis à la vingtaine de participants d’en savoir davantage sur la problématique des fake news. Une belle opportunité offerte pas l’ambassade des Etats-Unis au Mali si on sait que même de grands medias internationaux réputés «sérieux» sont tombés dans le piège des fake news. Pour dire que nul n’est à l’abri de ce phénomène et le Mali ne fait pas exception aux règles des coups bas des auteurs des fake news.
Aux termes de l’atelier, le 21 mai, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis Hankins a rencontré les participants. En s’adressant aux hommes de médias, le diplomate dira que la désinformation et les fausses informations constituent une menace réelle à la confiance sur laquelle reposent les démocraties et sapent les efforts légitimes des gouvernements pour fournir des services aux populations.
«Pour qu’une société fonctionne correctement, les citoyens doivent avoir accès à des informations précises et vérifiées. Le public doit être bien informé et la société dans son ensemble devrait fonctionner sur le même ensemble d’hypothèses de base», a déclaré l’Ambassadeur Hankins.
Par ailleurs, il a beaucoup insisté sur le rôle important que jouent les journalistes dans la recherche des informations vraies et fiables qu’ils mettent à la disposition des citoyens.
Auparavant, la Directrice des Affaires Publiques de l’Ambassade des Etats-Unis au Mali, Wendy Barton, dira que les Etats- Unis soutiennent cet atelier car c’est un service civique essentiel pour informer les citoyens des dangers de la fausse information dans les medias. «Nous souhaitions vous proposer ce programme en mai, lorsque les professionnels des médias et de la communication du monde entier célèbrent la liberté de la presse. En cette ère de l’information, la liberté de la presse est une réalité, et nous avons tous plus de liberté, dans un sens ou un autre. De nos jours, les occasions de partager des informations sont innombrables. Courriel, Réseau Sociaux, WhatsApp, Facebook…», a expliqué la Directrice Wendy Barton.
Salimata Fofana

Source: Le Matin

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