Colonel-major Salif Traoré : «l’Etat d’urgence n’a pas été décrété pour interdire la célébration du Maouloud ou Noël »

C’est la précision donnée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, colonel-major Salif Traoré. C’était au cours d’un point de presse qu’il a animé ce mardi à son département.

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Au cours de ce point de presse, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a expliqué l’Etat d’urgence, les circonstances dans lesquelles il peut être décrété avant de préciser les raisons qui ont poussé le gouvernement à décréter l’état d’urgence depuis  le 21 décembre pour une durée de 10 jours.

Prévu par une loi de 1987, l’état d’urgence, a-t-il expliqué, est une mesure qui permet de donner, pendant une durée bien limitée, plus de pouvoirs aux autorités administratives de faire face à une menace  imminente ou à une situation d’insécurité générale. L’état d’urgence peut être considéré à la fois comme une mesure préventive mais aussi restrictive de liberté de mouvements des populations.

En cas d’alerte, a-t-il ajouté, les autorités administratives peuvent par exemples, interdire les cortèges sur les voies publiques ;  fermer  des lieux d’attroupements comme les lieux de cultes,  les stades ; interdire les concerts, etc.  Pour lui, l’état d’urgence permet aux autorités d’évaluer la situation et à prendre des mesures adéquates.

Pour le ministre de la Sécurité, si le gouvernement  a décrété l’état d’urgence pour 10 jours, c’est pour faire face  à une menace sécuritaire imminente  qui plane sur le Mali et sur de nombreuses capitales des pays de la sous-région Ouest-Africaine.

Le Mali n’est pas le seul pays concerné par cette menace et qu’il n’y a aucune raison que les autorités maliennes ne prennent pas au sérieux cette menace.

Le colonel-major Salif Traoré a donné une précision de taille en indiquant que «l’état d’urgence n’a pas été décrété pour interdire la célébration des fêtes de Maouloud et de Noël», contrairement aux rumeurs qui circulent. Il a laissé entendre que l’aggravation de la situation peut  amener les autorités à interdire les attroupements lors de la célébration de ces fêtes.

«Les terroristes ne peuvent pas nous empêcher de vivre, mais nous devons changer d’attitude et de comportement en doublant de vigilance », a-t-il déclaré.

Face à la menace terroriste  qui plane sur le Mali et l’ensemble de la sous-régions ouest- africaine, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile invite chaque malien à se comporter en militaire et à collaborer avec les forces de sécurité  en leur signalant toute attitude suspecte dans les mosquées, dans les églises et  lieux publics.

Le ministre a conclu en souhaitant bonnes et heureuses fêtes de Maouloud et de Noël aux fidèles musulmans et chrétiens.

 

La rédaction

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