CHOIX D’UN CONJOINT

Le mal des jeunes filles

 

Toute jeune fille désire avoir un jour ou l’autre un mari afin de goûter à un autre bonheur de la vie. Une chose qui mérite bien une très grande réflexion pour faire un choix. Le choix du conjoint est parfois difficile pour les jeunes filles d’aujourd’hui.

Choisir, c’est prendre une chose parmi tant d’autres. Sur le plan conjugal, on ne choisit pas une chose mais plutôt une personne avec qui l’on veut mener sa vie.

Fonder un foyer est une décision très importante à prendre dans la vie d’un Etre humain. Pour ce faire, la femme en tant qu’actrice principale du jeu doit se poser tant de questions pour faire un choix qui réponde à ses besoins.

Dans les échanges avec les pairs, on comprend que beaucoup de facteurs sont liés au choix des jeunes filles. Nous sommes dans une société où les parents font tout leur possible pour avoir un homme qui jugé bon pour leur fille.

Sans vouloir nous tromper, l’argent influence les choix des filles. Nous pouvons dire que l’influence de l’argent relève d’une erreur sociale dont les filles sont victimes. Pour elles, il faut aller là où il y a de l’argent. Cette logique est aussi partagée par les parents. Pour accepter la demande de la main de leur fille. Papa et maman ne mènent pas une enquête de moralité, mais plutôt pour savoir si le prétendant possède un pouvoir matériel. Quand l’amour est conditionné par le matériel, il y a problème. Aime-t-on vraiment de nos jours ?

En plus de l’influence de l’argent, le facteur ethnique est aussi un défi dans le processus du choix au Mali. Certains parents s’opposent au choix de leurs enfants en argumentant qu’ils ne sont de la même ethnie que l’homme qui demande leur fille en mariage. Ont-ils tort ?

Les parents n’ont pas tort. Ce qui reste à faire, c’est de les convaincre. On a tous peur de l’inconnu. Chaque peuple fait tout pour protéger sa culture et sa tradition. Lorsqu’on laisse sa fille aller dans un autre cercle culturel, on  a peur qu’elle ne renie sa propre culture  et aussi la grande question est de savoir si elle va pouvoir s’adapter à sa nouvelle vie culturelle.

Voilà des questions qui font tourner la tête aux parents. Nous sommes dans un monde, surtout au Mali, où l’avènement de la religion a été mal compris. On n’a pas su faire la part des choses. Cela a compliqué le choix des filles.

Au-delà des défis ethniques, les filles sont mal encadrées. Les choix se font parfois sur la base des présomptions qui se manifestent  par des jugements d’apparence. Elles ne vont pas au fond de leur jugement. Elles se laissent manipuler par l’homme qui montre une facette d’« homme type ». C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entre elles sont déçues après la célébration du mariage.

Les filles ont besoin d’être encadrées dans leur choix. Il est mieux de choisir un homme avec qui l’on a le même idéal de vie que de se baser sur le matériel ou les apparences.

Sur un autre plan, les filles alphabétisées se trompent parfois dans leur choix. Elles brandissent leurs diplômes en refusant des hommes qui peuvent faire leur affaire. Au nom de la modernité, elles abandonnent  leur culture ou tradition. Elles sont nombreuses ces filles détentrices de diplômes universitaires qui sont sur le banc des célibataires. À force de trop chercher, on finit par perdre de bonnes occasions.

Face à tous ces défis de choix, les filles ont besoin d’un accompagnement pouvant leur permettre de comprendre la vie et la vivre. Le choix d’un homme n’est pas un jeu de ping-pong.

La vigilance doit être de mise pour ne pas se laisser manipuler. L’argent ne fait pas le bonheur, mais il contribue au bonheur. Se marier à quelqu’un d’une autre ethnie est un défi. Au-delà de l’amour, il est important d’étudier voir le  pour et le contre avant de s’engager. S’engager, c’est assumer sa responsabilité.

Rokia et Dao

LE DENONCIATEUR

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